Sprint renonce à acheter T-Mobile US, Iliad reste en lice

mercredi 6 août 2014 15h19
 

par Soyoung Kim et Marina Lopes et Yoshiyasu Shida

SAN FRANCISCO (Reuters) - Sprint, le troisième opérateur mobile américain, a renoncé à son offre sur T-Mobile US, le numéro quatre, estimant qu'il sera trop difficile d'obtenir l'aval des autorités de régulation, a-t-on appris de plusieurs sources au fait du dossier.

Cette décision pourrait donner de nouveaux arguments au français Iliad, maison mère de l'opérateur Free Mobile, qui a soumis à T-Mobile US une offre financièrement moins généreuse que celle de Sprint mais qui discute avec des acteurs américains du marché du câble et du satellite dans le but d'améliorer ses propositions.

Elle constitue quoi qu'il en soit un revers pour le groupe japonais SoftBank, qui a acquis l'an dernier 80% de Sprint pour quelque 20 milliards de dollars et dont le fondateur, le milliardaire Masayoshi Son, considérait le rachat de T-Mobile US comme un élément clé de sa stratégie face aux leaders du marché américain, AT&T et Verizon Communications.

Sprint et T-Mobile n'excluent pas un rapprochement ultérieur mais ils ont conclu que dans le contexte actuel, une telle opération ne serait probablement pas autorisée par les autorités américaines de la concurrence, ont expliqué les sources.

Washington entend en effet maintenir à quatre le nombre de grands opérateurs mobiles sur le marché américain.

"Nous n'imaginions pas que l'opposition serait aussi forte", a déclaré un dirigeant de SoftBank, avant d'ajouter: "Le contexte va changer, c'est certain."

Sprint, qui travaillait à un accord avec Deutsche Telekom, l'actionnaire majoritaire de T-Mobile, a nommé mercredi Marcelo Claure comme nouveau directeur général en remplacement de Dan Hesse, en poste depuis 2007.

Marcelo Claure, 43 ans, fondateur du distributeur de téléphones mobiles Brightstar Corp, était entré en janvier au conseil d'administration de Sprint. Brightstar a été racheté en 2013 par Softbank.   Suite...

 
Sprint renonce à son offre sur T-Mobile US. Le troisième opérateur mobile américain estime qu'il sera trop difficile d'obtenir l'aval des autorités de régulation. /Photo d'archives/REUTERS/Rick Wilking