Microsoft commence à son tour à appliquer le "droit à l'oubli"

jeudi 17 juillet 2014 13h47
 

SEATTLE (Reuters) - Microsoft accepte depuis mercredi les requêtes de citoyens européens souhaitant que des informations les concernant disparaissent des résultats proposés par son moteur de recherche Bing.

Cette évolution fait suite à un arrêt rendu le 13 mai dernier par la Cour européenne de justice en faveur d'un "droit à l'oubli" sur internet.

Le groupe de Redmond, dont le moteur de recherche Bing représente 2,5% du marché européen des requêtes sur internet, suit ainsi l'exemple de l'hégémonique Google (90% des recherches), qui a entamé cette démarche à la fin du mois de mai.

Le formulaire pour soumettre une demande est disponible sur le site de Bing (here) et stipule que le fait d'adresser une requête ne se traduira pas automatiquement par la suppression d'un résultat de recherche donné.

Le géant du logiciel explique que le questionnaire en quatre parties composant le formulaire l'aidera "à prendre en compte l'équilibre entre l'intérêt individuel de protection de la vie privée et l'intérêt collectif de protection de la liberté d'expression et de la libre disponibilité de l'information, conformément aux réglementations européennes."

L'arrêt de la Cour européenne impose aux moteurs de recherche de supprimer les informations considérées comme "inappropriées, hors de propos ou qui ne sont plus pertinentes", faute de quoi ils s'exposent à des amendes.

Ce retrait de données ne s'applique que dans les pays de l'Union européenne, ce qui signifie que des liens supprimés en Europe peuvent encore apparaître en réponse à des recherches effectuées ailleurs dans le monde.

(Bill Rigby, Mathilde Gardin et Myriam Rivet pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

 
Microsoft accepte depuis mercredi les requêtes de citoyens européens souhaitant que des informations les concernant disparaissent des résultats proposés par son moteur de recherche Bing, conformément à un arrêt rendu le 13 mai dernier par la Cour européenne de justice en faveur d'un "droit à l'oubli" sur internet. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau