Enquête sur une possible violation de données privées par Facebook

mercredi 2 juillet 2014 09h42
 

(Reuters) - Les autorités britanniques se demandent si Facebook n'a pas violé la loi protégeant les données personelles en ayant autorisé des chercheurs à se livrer à une enquête psychologique sur les utilisateurs du réseau social, rapporte le Financial Times.

Le régulateur Information Commissioner's Office (ICO) passe en revue l'expérience et entend poser des questions à Facebook à ce sujet, poursuit le quotidien. Citant un porte-parole de l'ICO, le Financial Times ajoute qu'il est difficile de dire à ce stade quel chapitre de la loi Facebook aurait pu enfreindre.

L'enquête psychologique menée à l'insu de près de 700.000 utilisateurs de Facebook en 2012 avait donné lieu à une vive réaction sur les réseaux sociaux.

Le but de l'enquête était de déterminer si Facebook était susceptible d'influer sur l'état psychologique de ses utilisateurs.

"Il est évident qu'on a mal accepté cette étude et nous en assumons la responsabilité. Nous voulons faire mieux à l'avenir et améliorons nos procédures à partir de ces réactions. L'étude a été réalisée avec toutes les protections adaptées pour les informations personnelles et nous sommes heureux de répondre à toute question que les régulateurs pourrait formuler", a déclaré un porte-parole de Facebook.

Des responsables de l'ICO n'ont pas répondu dans l'immédiat à des sollicitations de Reuters.

Google a commencé la semaine dernière à supprimer des résultats de recherche pour se conformer à un arrêt de la Cour de justice européenne en faveur du "droit à l'oubli" sur internet dans le cas de liens vers des informations personnelles susceptibles de porter préjudice à des particuliers.

(Supriya Kurane à Bangalore, Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

 
Les autorités britanniques se demandent si Facebook n'a pas violé la loi protégeant les données personnelles en ayant autorisé des chercheurs à se livrer à une enquête psychologique sur les utilisateurs du réseau social, rapporte le Financial Times. /Photo d'archives/REUTERS/Thierry Roge