Amendes en vue pour Philips, Infineon et Samsung pour entente

mardi 24 juin 2014 17h54
 

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne s'apprête à imposer des amendes à Philips, Samsung Electronics et Infineon Technologies dans les semaines qui viennent pour s'être entendus sur les prix des puces utilisées dans les cartes SIM des téléphones mobiles, apprend-on mardi de deux sources proches du dossier.

L'affaire avait commencé avec deux perquisitions aux sièges des sociétés par la Commission européenne en octobre 2008. Ces puces électroniques sont également utilisées dans les passeports, les cartes d'identité, les cartes bancaires et les systèmes de télévision.

"Les sociétés pourraient être mises à l'amende fin juillet ou peut-être en septembre", a indiqué une des sources.

La Commission, Philips et Infineon ont refusé de commenter. Samsung n'était pas disponible dans l'immédiat.

Philips avait déclaré l'an dernier que ces accusations d'entente sur les prix couvraient les années 2003 et 2004 et concernaient l'activité semi-conducteurs depuis lors vendue.

De mêmes sources, on indique que Renesas Technology - une société commune à Hitachi et Mitsubishi Electric - ne se verrait pas imposer d'amende parce qu'elle a alerté la Commission sur l'existence de l'entente. Renesas n'a pas pu être contacté en dehors des heures de bureau.

Les entreprises en infraction sont passibles d'amendes pouvant aller jusqu'à 10% de leur chiffre d'affaires.

Les fabricants de semi-conducteurs souhaitaient au départ conclure un accord à l'amiable dans cette affaire, c'est-à-dire plaider coupable en échange d'une baisse de 10% du montant de l'amende, mais les négociations ont été rompues l'an dernier.

(Foo Yun Chee, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

 
La Commission européenne s'apprête à imposer des amendes à Philips, Samsung Electronics et Infineon Technologies dans les semaines qui viennent pour s'être entendus sur les prix des puces utilisées dans les cartes SIM des téléphones mobiles, selon deux sources proches du dossier. /Photo d'archives/REUTERS/Ina Fassbender