Après Alstom, au tour de l'inconnue télécoms pour Bouygues

lundi 23 juin 2014 20h51
 

par Gilles Guillaume et Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - L'accord conclu dimanche entre Bouygues et l'Etat français va permettre au groupe de BTP de régler à terme l'inconnue Alstom et de se concentrer sur son autre défi, l'avenir de sa division télécoms.

Une cession de tout ou partie de la participation de Bouygues dans le spécialiste des infrastructures de transport et d'énergie fait l'objet de spéculations depuis que le pari initial de construire un géant français du nucléaire a fait long feu. Cette hypothèse a été renforcée en début d'année quand Bouygues a dû déprécier sa participation dans Alstom après la révision à la baisse des prévisions de ce dernier.

"Il est positif de voir que Bouygues va pouvoir réduire son exposition à Alstom", écrit UBS dans une note. "Nous notons toutefois que le cash ne pourrait rentrer qu'à une échéance relativement lointaine."

A compter de la finalisation du rapprochement Alstom/General Electric, attendue au premier semestre 2015, l'Etat français disposera pendant vingt mois d'une option d'achat sur 20% du capital d'Alstom, soit sur le marché, soit auprès de Bouygues si le cours de Bourse d'Alstom est supérieur ou égal à 35 euros.

"Sur le timing de l'entrée du cash, ce n'est pas un sujet parce que Bouygues n'a pas de problème immédiat de liquidité", précise une source proche du groupe. "Ce qui compte pour les agences de notation sera de diminuer la dette et de savoir qu'il y aura du cash à entrer plus tard."

Les analystes d'UBS estiment que la vente des titres Alstom pourrait rapporter à Bouygues jusqu'à deux milliards d'euros et réduire son ratio dette nette/Ebitda à moins de 0,5 fois, contre 1,3 fois à l'heure actuelle.

L'action Alstom a clôturé lundi en baisse de 4,11% à 26,85 euros, tandis que le titre Bouygues a reculé de 2% à 31,635 euros.

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L'accord conclu dimanche entre Bouygues et l'Etat français va permettre au groupe de BTP de régler à terme l'inconnue Alstom et de se concentrer sur son autre défi, l'avenir de sa division télécoms. La perspective de rentrées de cash futures améliore les marges de manoeuvre financières du groupe, ainsi placé dans une position plus confortable dans l'éventualité d'une relance des discussions sur la vente de sa division télécoms. /Photo prise le 5 mars 2014/REUTERS/Eric Gaillard