L'actionnariat de Telecom Italia à un tournant

dimanche 15 juin 2014 19h11
 

par Pamela Barbaglia

LONDRES (Reuters) - Le pacte d'actionnaires de Telecom Italia ne tient plus qu'à un fil et sa dissolution pourrait ouvrir la porte à des investisseurs activistes qui voient des perspectives de profit dans le redressement de l'opérateur télécoms italien.

A compter de ce 15 juin, les actionnaires financiers Mediobanca, Generali et Intesa Sanpaolo sont libres d'engager la dissolution du pacte d'actionnaires noué en 2007 avec Telefonica au sein de la holding Telco, qui contrôle Telecom Italia avec 22% du capital.

Jusqu'ici, le verrouillage du capital de Telecom Italia par Telco avait dissuadé les prétendants.

Marco Fossati, dont le véhicule d'investissement Findim détient 5% du capital, a tenté sans succès en octobre de renverser le conseil d'administration qu'il accusait d'agir dans l'intérêt du noyau dur d'actionnaires et non de l'entreprise.

Mais la nomination récente d'administrateurs indépendants et la dissolution probable de Telco ouvrent de nouvelles perspectives, que le monde italien des affaires ne manquera pas de suivre avec attention.

Generali, qui détient 19,3% de Telco, a d'ores et déjà fait savoir mercredi qu'il demanderait sa sortie du pacte.

Le fonds activiste américain Amber Capital a déjà mis un pied en travers de la porte en prenant une participation symbolique de moins de 1% et l'un de ses gérants, Giorgio Martorelli, a dit s'attendre à l'arrivée d'autres nouveaux actionnaires.

"Dans le cas de Telecom Italia, les investisseurs activistes soutiendront des initiatives visant à réduire l'endettement du groupe, à réduire son exposition au Brésil et à (...) créer de la valeur", a-t-il expliqué.   Suite...

 
Le pacte d'actionnaires de Telecom Italia ne tient plus qu'à un fil et sa dissolution pourrait ouvrir la porte à des investisseurs activistes qui voient des perspectives de profit dans le redressement de l'opérateur télécoms italien. /Photo d'archives/REUTERS/Alessandro  Bianchi