Un exercice de cyberguerre perturbe le contrôle aérien en Europe

vendredi 13 juin 2014 23h16
 

PRAGUE (Reuters) - Les brèves disparitions sur les écrans radar de dizaines d'avions de ligne ces derniers jours en Autriche, en Allemagne, en République tchèque et en Slovaquie pourraient être liés à des exercices militaires de simulation de guerre électronique.

D'après les contrôleurs aériens autrichiens et allemands, les données relatives à la position, la direction, l'altitude et la vitesse de plusieurs avions de ligne ont disparu de leurs écrans pendant quelques secondes les 5 et 10 juin.

Des cas similaires ont été signalés à ces mêmes dates en Slovaquie et en République tchèque.

La mystérieuse panne n'a pas affecté la sécurité des appareils qui volaient à haute altitude mais a intrigué les responsables de l'aviation civile.

Dans un communiqué publié vendredi, la compagnie publique slovaque chargée du trafic aérien avance la piste d'interférences "liées à un exercice militaire programmé qui s'est déroulé en diverses régions d'Europe les 5 et 10 juin et dont l'objectif était l'interruption des fréquences de radiocommunication".

"Cette opération a également provoqué la disparition temporaire de plusieurs objets suivis sur les écrans radar, même si les avions sont restés en contact radio avec les contrôleurs aériens et ont poursuivi leur vol normalement", ajoute-t-elle.

Selon l'autorité slovaque, dès le problème identifié, "la partie organisant cet exercice a été contactée et l'exercice a été stoppé".

Les Slovaques ne précisent de quelle entité il s'agit. Des médias autrichiens affirment que l'exercice militaire était organisé par l'Otan, qui n'a fait aucun commentaire.

(Jason Hovets avec Georgina Prodhan et Michael Shields à Vienne; Henri-Pierre André pour le service français)

 
An air traffic Les brèves disparitions sur les écrans radar de dizaines d'avions de ligne ces derniers jours en Autriche, en Allemagne, en République tchèque et en Slovaquie pourraient être liés à des exercices militaires de simulation de guerre électronique. /Photo d'archives/REUTERS/Alex Grimm