Orange étudie le bien-fondé d'un rachat de Bouygues Telecom

mercredi 4 juin 2014 19h14
 

par Sophie Sassard et Gwénaëlle Barzic

LONDRES/PARIS (Reuters) - Orange a mandaté les banques Lazard et Credit suisse pour étudier le bien-fondé d'un rachat de son concurrent Bouygues Telecom dans le cadre d'une opération représentant plus de six milliards d'euros, a-t-on appris de deux sources au fait du dossier.

Aucune décision n'a été arrêtée pour le moment et les discussions pourraient se terminer sans déboucher sur un accord, a précisé l'une des sources qui a requis l'anonymat.

"Les deux parties ne négocient pas activement pour le moment mais les discussions sont toutefois réelles et l'opération est une évidence pour Orange s'il parvient à la mener à bien. Les synergies potentielles sont énormes", a expliqué une troisième source au fait de la situation.

La filiale de Bouygues, qui est conseillée par Rothschild, fait l'objet de nombreuses conjectures depuis l'échec au printemps de sa tentative de rachat de l'opérateur SFR.

Le numéro trois français du mobile est en perte de vitesse depuis l'arrivée de la filiale mobile de Free (Iliad) en janvier 2012 qui a entraîné une baisse généralisée des prix aux dépens des revenus et des marges des opérateurs en place.

Soucieux des conséquences de cette guerre des prix, notamment sur l'emploi et les investissements, le gouvernement a ouvertement plaidé pour un retour à trois opérateurs dans l'Hexagone où les tarifs du mobile sont désormais parmi les plus faibles en Europe.

Des sources ont dit à Reuters mi-mai que l'opérateur historique, dont l'Etat est le premier actionnaire avec environ 27% du capital, menait des discussions avec Bouygues Telecom portant entre autres sur l'opportunité d'un rapprochement capitalistique, mais aussi sur celle d'un partage d'infrastructures ou d'un accord de gros dans le fixe.

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Orange a mandaté les banques Lazard et Credit suisse pour étudier le bien-fondé d'un rachat de son concurrent Bouygues Telecom dans le cadre d'une opération représentant plus de six milliards d'euros, a-t-on appris de deux sources au fait du dossier. /Photo prise le 16 mai 2014/REUTERS/Charles Platiau