Google fait un pas vers le "droit à l'oubli" sur internet

vendredi 30 mai 2014 15h03
 

par Alexei Oreskovic et Julia Fioretti

SAN FRANCISCO/BRUXELLES (Reuters) - Google propose depuis jeudi un formulaire en ligne destiné aux citoyens européens souhaitant obtenir la suppression de résultats de recherche dont ils estiment qu'ils peuvent leur porter préjudice.

Cette décision fait suite à un arrêt rendu le 13 mai dernier par la Cour de justice européenne en faveur d'un "droit à l'oubli" sur internet.

"Pour se mettre en conformité avec l'arrêt récent de la justice européenne, un formulaire est désormais disponible pour les Européens qui veulent demander la suppression de résultats sur notre moteur de recherche", déclare Google dans un communiqué.

L'Union européenne avait motivé son arrêt en considérant que des particuliers devaient pouvoir obtenir, sous certaines conditions, la suppression de liens vers des pages internet comportant des données personnelles.

La Cour évoque dans son arrêt des informations personnelles "inappropriées, hors de propos ou qui n'apparaissent plus pertinentes."

La décision de Google intervient peu de temps avant une réunion, mardi et mercredi prochain, des agences de protection des données des 28 pays de l'UE pour discuter des implications de l'arrêt du 13 mai.

"Il était temps", a réagi la Commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding, à l'annonce du geste de Google. "Les lois européennes sur la protection des données existent depuis 1995. Nous devons maintenant examiner comment l'outil annoncé fonctionnera dans la pratique".

Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) s'est également réjoui de voir Google plier devant Bruxelles.   Suite...

 
Google propose depuis jeudi un formulaire en ligne destiné aux citoyens européens souhaitant obtenir la suppression de résultats de recherche dont ils estiment qu'ils peuvent leur porter préjudice. Cette décision fait suite à un arrêt rendu le 13 mai dernier par la Cour de justice européenne en faveur d'un "droit à l'oubli" sur internet. /Photo d'archives/REUTERS/Darren Staples