Telecom Italia table sur une accélération de la reprise

mardi 13 mai 2014 13h52
 

MILAN (Reuters) - Telecom Italia a annoncé sans surprise mardi une baisse de ses résultats trimestriels mais s'est voulu confiant pour l'ensemble de l'année, tablant sur une "accélération progressive" de la reprise.

Le bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissement (Ebitda) a reculé de 8,4% en janvier-mars, à 2,20 milliards d'euros, comme attendu par les analystes, reflétant une baisse des ventes en Italie, où l'ex-monopole réalise les deux tiers de son activité, et la dépréciation du real brésilien.

Le chiffre d'affaires a baissé de 11,9% à 5,19 milliards d'euros, à comparer à un consensus de 5,22 milliards.

Avec une baisse de 14,4% de ses ventes, l'activité de téléphonie mobile en Italie a été plus faible que prévu, conséquence d'une guerre des prix avec Vodafone et le service Wind de Vimpelcom.

L'action Telecom Italia perd 4,81 à 0,8805 euro vers 11h45 GMT, l'une des plus fortes baisse de l'indice du secteur européen des télécoms qui cède 0,6% à ce stade.

Les résultats du premier trimestre impliquent que le groupe aura plus de mal à atteindre son objectif d'une stabilisation de ses résultats en 2016, à laquelle les analystes ne croient d'ailleurs guère.

"Dans l'ensemble nous sommes en ligne avec nos plans et objectifs, qui prévoient une accélération progressive de la reprise d'une année sur l'autre", a déclaré dans le communiqué de résultats Marco Patuano, qui a été confirmé dans ses fonctions en avril lors du renouvellement du conseil d'administration.

Si l'activité mobile en Italie a déçu, les résultats d'ensemble ont été conformes aux attentes du marché grâce aux performances au Brésil, où Telecom Italia réalise le tiers de son activité.

Telecom Italia a souligné constater une reprise progressive de ses activités en Italie, grâce notamment à des mesures de réduction des coûts.   Suite...

 
Telecom Italia annonce mardi une baisse de 8,4% de son résultat brut d'exploitation (Ebitda) au premier trimestre, à 2,20 milliards d'euros, comme attendu par les analystes. /Photo d'archives/REUTERS/Alessandro Bianchi