Steria et Sopra veulent créer le nouveau n°3 français des SSII

mardi 8 avril 2014 12h47
 

PARIS (Reuters) - Steria et Sopra ont confirmé mardi étudier un projet de rapprochement qui donnerait naissance à un nouveau numéro trois français des services informatiques (SSII) avec un chiffre d'affaires cumulé de 3,1 milliards d'euros.

Les deux groupes, qui totaliseront 35.000 salariés dans 24 pays, prévoient de dégager 62 millions d'euros de synergies par an à partir de 2017 dans le cadre de leur rapprochement.

L'opération prendra la forme d'une offre publique d'échange (OPE) amicale de Sopra sur les actions de Steria sur la base d'une action Sopra pour quatre actions Steria.

Réalisée sur la base d'un prix de 22 euros par action Steria, l'offre, qui devrait être déposée en mai et s'achever fin juillet, valorise Steria à quelque 730 millions d'euros.

Elle représente une prime de 40% sur le dernier cours de clôture de Steria (+49% sur les trois derniers mois).

Sur la base des chiffres d'affaires dégagés en 2013, la nouvelle société deviendrait le numéro trois français des SSII derrière Capgemini (10 milliards de CA en 2013) et Atos (8,6 milliards) et se classerait parmi les 10 premières entreprises du secteur au niveau européen.

"L'ambition est de former un groupe capable de générer une croissance organique forte avec pour objectif d'atteindre un chiffre d'affaires supérieur à 4 milliards d'euros et d'améliorer progressivement la marge opérationnelle d'activité pour s'approcher de 10%", indiquent dans un communiqué les groupes, qui auront chacun quatre administrateurs au conseil.

Le nouvel ensemble, qui prendra le nom de Sopra-Steria Group, sera présidé par Pierre Pasquier, actuel président et fondateur de Sopra, tandis que François Enaud, actuel gérant exécutif de Steria, assurera la direction générale.

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Steria et Sopra étudient un projet de rapprochement qui donnerait naissance à la troisième société de services informatiques française. Le groupe totalisera un chiffre d'affaires combiné de 3,1 milliards d'euros avec plus de 35.000 salariés dans 24 pays. /Photo d'archives/REUTERS/Lisi Niesner