Numericable fera appel au marché pour financer le rachat de SFR

dimanche 6 avril 2014 19h15
 

PARIS (Reuters) - Numericable a précisé dimanche qu'il lancera une augmentation de capital de 4,7 milliards d'euros et aurait recours à un endettement de 8,8 milliards d'euros pour financer le rachat de SFR, la filiale télécoms de Vivendi.

Dans le cadre de la transaction, les fonds d'investissement Carlyle et Cinven, actionnaires à hauteur de 35% de Numericable, céderont à Altice, maison-mère de Numericable, de leur participation dans Numericable contre un paiement en numéraire et en actions Altice, ajoute le câblo-opérateur dans un communiqué détaillant les modalités de l'opération.

Vivendi a décidé samedi de céder sa filiale télécoms à Altice pour 13,5 milliards d'euros en numéraire et 20% de la société cotée issue du rapprochement entre SFR et Numericable. Altice en aura 60%.

Les termes de l'offre prévoient une période d'incessibilité d'un an des titres détenus par Vivendi, et la promesse de les vendre à Altice en plusieurs tranches (7%, 7%, 6%) entre le 19e et le 43e mois suivant l'acquisition de SFR.

Vivendi aura aussi la possibilité de vendre ou distribuer des titres cotés avec un droit de préemption d'Altice.

Un complément de prix potentiel de 750 millions d'euros est prévu pour Vivendi si le résultat opérationnel hors dépenses d'investissement (Ebitda moins capex) du futur SFR-Numericable atteint deux milliards d'euros au cours d'un exercice.

Altice, dont le président Patrick Drahi tiendra une conférence de presse lundi matin, précise qu'il a un engagement ferme des banques pour le financement en dette comme en fonds propres.

Il réaffirme que le nouveau groupe SFR-Numericable restera domicilié en France et coté à la Bourse de Paris.

(Dominique Rodriguez, édité par Matthieu Protard)

 
Patrick Drahi, président d'Altice, maison mère de Numericable. Pour financer le rachat de SFR, le câblo-opérateur va lancer une augmentation de capital de 4,7 milliards d'euros et aura recours à un endettement de 8,8 milliards d'euros. /Photo prise le 17 mars 2014/ REUTERS/Philippe Wojazer