La fusion Telefonica/E-Plus, une affaire de spectres

mardi 1 avril 2014 15h59
 

FRANCFORT (Reuters) - Le régulateur allemand des réseaux de télécommunications veut que les opérateurs mobiles Telefonica Deutschland et E-plus, filiale de KPN, cède des spectres de fréquences pour préserver la concurrence si la Commission européenne autorise l'achat du second par le premier.

La CE doit se prononcer sur cette opération de 8,6 milliards d'euros d'ici au 14 mai. Elle doit également rendre son verdict sur le rachat d'O2 Ireland, une autre filiale de Telefonica, par l'irlandais Three, du groupe de Hong Kong Hutchison Whampoa.

Les décisions sur ces deux dossiers sont attendues avec anxiété par le secteur de la téléphonie mobile car elles montreront si l'exécutif européen est disposé à autoriser des fusions qui aboutissent à réduire le nombre d'intervenants sur un marché national donné.

La Bundesnetzagentur, dans un document prévisionnel publié mardi, estime que le regroupement des troisième et quatrième opérateurs mobiles allemands aboutirait à une concentration de capacités dans les spectres de fréquences de 900 et 1.800 MHz, dédiés aux appels vocaux mais de plus en plus sollicités pour assurer les services à très haut débit 4G.

Telefonica Deutschland et E-Plus auraient ensemble 63,8% du spectre de fréquences de 1.800 MHz, ne laissant à leurs concurrents Deutsche Telekom et Vodafone que 28,5% et 7,7% respectivement.

La Bundesnetzagentur ne compte pas toutefois remanier les fréquences de 800 MHz, 2 GHz et 2,6 GHz, actuellement réservées aux transferts de données mobiles.

(Harro Ten Wolde, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)

 
Le régulateur allemand des réseaux de télécommunications veut que les opérateurs mobiles Telefonica Deutschland et E-plus, filiale de KPN, cède des spectres de fréquences pour préserver la concurrence si la Commission européenne autorise l'achat du second par le premier. /Photo d'archives/REUTERS/Albert Gea