L'UE baisse le ton face aux équipementiers télécoms chinois

jeudi 27 mars 2014 14h49
 

BRUXELLES (Reuters) - L'Union européenne espère clore au plus tard en juillet son différend commercial avec la Chine au sujet du marché des équipements de télécommunications, a déclaré le commissaire au Commerce, Karel De Gucht.

Il a précisé que la Commission avait renoncé à engager une action antidumping, même si elle menace toujours d'ouvrir une enquête sur des subventions jugées illicites.

Bruxelles considère que les équipementiers télécoms européens, Ericsson, Nokia Siemens Networks et Alcatel-Lucent, sont pénalisés par les importations à bas prix en provenance d'Asie mais qu'ils ont renoncé à porter plainte de crainte de représailles chinoises, selon des documents que s'est procurés Reuters.

Des responsables ont déclaré à Reuters que les principales sociétés chinoises visées par l'UE dans ce dossier étaient Huawei et ZTE.

"Nous avons décidé de refermer le dossier des télécoms pour ce qui concerne l'antidumping", a dit Karel De Gucht lors d'une conférence de presse, en référence aux accusations de vente à perte visant les équipementiers chinois.

"Il y a un certain nombre de demandes que nous aimerions voir acceptées avant de prendre une décision sur le dossier des subventions", a-t-il ajouté, soulignant que cet aspect constituait "le véritable problème".

"J'aimerais aboutir à une solution d'ici à la prochaine réunion de la commission économique et commerciale avec la Chine, qui devrait avoir lieu fin juin ou début juillet à Bruxelles."

En avril 2013, Karel De Gucht avait annoncé que la Commission comptait ouvrir deux enquêtes sur la Chine, l'une sur des soupçons de vente à perte et l'autre sur les aides d'Etat présumées, tout en privilégiant une solution négociée avec les autorités chinoises.

(Philip Blenkinsop et Robin Emmott, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand)

 
Le commissaire européen au Commerce, Karel de Gucht, a déclaré que l'Union européenne ne comptait plus engager une action antidumping à l'encontre des équipementiers téléphoniques chinois mais qu'elle menaçait toujours d'ouvrir une enquête sur des subventions qui pourraient s'avérer illicites. /Photo prise le 27 mars 2014/REUTERS/François Lenoir