Le créateur de "Candy Crush" rate ses débuts en Bourse

mercredi 26 mars 2014 22h39
 

par Neha Dimri

(Reuters) - L'action de King Digital Entertainment, le concepteur du jeu "Candy Crush", a perdu plus de 15% lors de sa première cotation à la Bourse de New York mercredi, une chute qui illustre le scepticisme des investisseurs face à une société dont le succès ne semble reposer que sur un seul jeu.

L'action a terminé en baisse de 15,56% à 19 dollars. La société et ses banques avaient fixé mardi soir le prix d'introduction à 22,50 dollars.

Au cours le plus bas de la séance, 18,90 dollars, la société n'était plus valorisée qu'à environ six milliards de dollars (4,4 milliards d'euros) au lieu des 7,1 milliards correspondant au prix d'IPO.

"King Digital suscite beaucoup d'inquiétude quant à sa capacité à concevoir de nouveaux jeux qui soient populaires", estime Jay Ritter, professeur et expert en IPO de l'Université de Floride. "Le prix de l'IPO a été fixé au milieu de la fourchette indicative, ce qui montre que la demande n'a été ni exceptionnellement forte, ni exceptionnellement faible".

L'introduction en Bourse, l'une des plus suivies de ces derniers mois dans le monde, a permis à la société de lever quelque 500 millions de dollars.

"Candy Crush", un jeu lancé il y a deux ans dans lequel les utilisateurs doivent aligner trois motifs identiques dans une grille pour progresser, revendique une centaine de millions d'utilisateurs quotidiens, sur ordinateur ou sur mobile.

Le jeu a été téléchargé plus de 500 millions de fois depuis son lancement. Il repose sur le modèle du "freemium", qui permet de jouer gratuitement mais nécessite des achats intégrés pour disposer de fonctions donnant du temps de jeu supplémentaire.

Si le catalogue de King regroupe environ 180 jeux, "Candy Crush" génère toujours les trois quarts de son chiffre d'affaires.   Suite...

 
L'action de King Digital Entertainment KING.N, le concepteur du jeu "Candy Crush", a perdu jusqu'à 15% dans les premières cotations à la Bourse de New York mercredi, ramenant la valorisation de l'entreprise à environ six milliards de dollars (4,4 milliards d'euros). /Photo prise le 26 mars 2014/REUTERS/Brendan McDermid