Stéphane Richard plaide pour sa reconduction à Orange

dimanche 23 mars 2014 19h54
 

PARIS (Reuters) - Stéphane Richard plaide pour sa reconduction à la tête d'Orange malgré sa mise en examen dans l'affaire de l'arbitrage controversé en faveur de Bernard Tapie, qu'il conteste "en bloc".

"Je suis clairement candidat au renouvellement de mon mandat car je pense pouvoir être utile à l’entreprise et ma motivation de la servir est plus grande que jamais", dit-il dans une interview à paraître lundi dans Les Echos.

Alors que le conseil d'administration de l'opérateur, dont l'Etat français détient 27% du capital, doit se réunir mercredi pour décider de prolonger ou non son mandat, Stéphane Richard, qui est PDG d'Orange depuis 2011, reconnaît que l’affaire Tapie est un "aléa".

"Mais je veux rappeler que je conteste en bloc ma mise en examen et cela n’a rien à voir avec Orange", dit-il.

"Est-ce que cela peut me gêner dans l’exercice de mes fonctions, et gêner Orange ? La réponse est clairement non et je rappelle que le conseil d’administration s’est organisé pour vérifier à tout moment que tel est bien le cas", rappelle-t-il dans une allusion aux décisions prises par le conseil après sa mise en examen en 2013.

"Au fond, la question est : faut-il déstabiliser le groupe, en plein maelström du secteur, pour une affaire qui ne concerne pas Orange ? L’immense majorité des salariés et des actionnaires ne le comprendrait pas."

Stéphane Richard a été mis en examen pour "escroquerie en bande organisée" dans l'enquête sur l'arbitrage privé, décidé alors qu'il dirigeait le cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui a octroyé 403 millions d'euros à Bernard Tapie en 2008 pour mettre fin à un litige avec l'ex-Crédit lyonnais.

(Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

 
Dans une interview à paraître lundi dans Les Echos, Stéphane Richard plaide pour sa reconduction à la tête d'Orange malgré sa mise en examen dans l'affaire de l'arbitrage controversé en faveur de Bernard Tapie, qu'il conteste "en bloc". /Photo prise le 6 mars 2014/REUTERS/Jacky Naegelen