Huawei condamne tout espionnage américain, se dit indépendant

dimanche 23 mars 2014 15h39
 

BERLIN (Reuters) - Huawei, géant chinois des télécommunications et de l'internet, a défendu dimanche son indépendance à l'égard des autorités chinoises et déclaré qu'il condamnerait toute infiltration de ses serveurs par les services secrets américains si ces accusations étaient fondées.

S'appuyant sur des documents fournis par l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden, le New York Times et le magazine allemand Der Spiegel rapportent que la National Security Agency a infiltré les serveurs de Huawei, a surveillé les communications de ses dirigeants et a obtenu des informations sensibles sur la compagnie chinoise.

"Si les actions mentionnées dans ces articles de presse sont vraies, Huawei condamne de telles activités d'intrusion et d'infiltration dans nos réseaux internes et de surveillance de nos communications", a déclaré John Suffolk, responsable mondial de la sécurité informatique du groupe, à Reuters.

Le New York Times écrit que l'un des objectifs de l'opération, baptisée "Shotgiant", était de mettre au jour des liens entre Huawei et l'armée chinoise. L'opération a visé également à tirer parti de la technologie de Huawei. La NSA cherchait ainsi à effectuer une surveillance via des ordinateurs et des téléphones du réseau Huawei vendus à des pays tiers.

La NSA se tenait aussi prête à lancer des attaques informatiques si le président des Etats-Unis en donnait l'ordre, selon le journal.

D'après Der Spiegel, la NSA menait une offensive numérique contre les dirigeants politiques de la Chine, notamment l'ancien président Hu Jintao et les ministères du Commerce et des Affaires étrangères.

"Si nous pouvons déterminer les projets et les intentions de la société", écrit un analyste dans un document de 2010 cité par le New York Times, "nous espérons que cela nous conduira aux projets et aux intentions" du gouvernement chinois.

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Selon le New York Times, la NSA (National Security Agency) américaine a infiltré les serveurs du siège du géant chinois des télécommunications et de l'internet Huawei, recueillant des informations sensibles et captant des communications entre cadres dirigeants. /Photo d'archives/REUTERS/Tyrone Siu