Bouygues veut toujours jouer un "rôle majeur" dans les télécoms

lundi 17 mars 2014 09h55
 

PARIS (Reuters) - Le groupe Bouygues, qui n'a pas été retenu par Vivendi pour lui céder sa filiale mobile SFR, a déclaré lundi qu'il entendait néanmoins continuer de jouer un rôle majeur dans les télécoms en France.

Vivendi a annoncé vendredi que son conseil de surveillance avait décidé d'entrer en négociations exclusives avec le groupe Altice, la maison mère de Numericable, pour lui céder sa filiale télécoms SFR.

"Vivendi a décidé de rentrer en négociations avec Altice-Numericable pour l'acquisition de SFR. Bouygues regrette ce choix pour l'avenir des télécoms en France", écrit le groupe de BTP et de communication dans un communiqué.

"Plus que jamais, Bouygues Telecom continuera à jouer un rôle central dans le secteur des télécoms en France", a-t-il ajouté.

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui défendait le projet de Bouygues, a estimé à plusieurs reprises que la solution Numericable posait un "problème fiscal", avec une holding à Luxembourg, une entreprise cotée à Amsterdam et un président résidant en Suisse.

Dans un entretien publié lundi dans le quotidien Les Echos, Jean-Pierre Jouyet, directeur général de la Caisse des dépôts, qui est actionnaire de Vivendi, a déclaré que la CDC pourrait "si l'hypothèse se concrétisait (...) accompagner en capital un rapprochement entre Vivendi, SFR et Bouygues".

A l'issue de la période de trois semaines de négociations exclusives, le conseil de surveillance de Vivendi doit se réunir à nouveau pour rendre sa décision sur SFR.

Vers 9h40, les titres Bouygues et Numéricable cédaient respectivement 0,3% et 1,5% alors que l'indice CAC 40 progressait de 0,7%.

(Jean-Michel Bélot, édité par Gwénaëlle Barzic)

 
Le groupe Bouygues, qui n'a pas été retenu par Vivendi pour lui céder sa filiale mobile SFR, a déclaré lundi qu'il entendait néanmoins continuer de jouer un rôle majeur dans les télécoms en France. /Photo prise le 7 mars 2014/REUTERS/Charles Platiau