SFR, premier revers pour la diversification de Martin Bouygues

vendredi 14 mars 2014 19h59
 

par Gilles Guillaume et Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Bien qu'il ait mis toutes ses forces dans la bataille pour prendre le contrôle de SFR, Martin Bouygues connaît un premier revers dans sa stratégie de diversification hors du BTP.

A bientôt 62 ans, le PDG de Bouygues a pourtant joué le tout pour le tout afin de sauver un réseau qu'il a créé de toute pièce.

Il devra maintenant trouver un plan B pour sa filiale télécoms, fragilisée par deux années de guerre des prix, qui risque de passer du statut de prédateur à celui de proie.

"Il est difficile de parler d'échec de Bouygues tant que les décisions finales n'auront pas été prises, mais en cas de désengagement des télécoms, ce serait à peu près un retour au groupe tel que l'a légué (son père) Francis Bouygues", observe Dominique Barjot, professeur d'histoire économique à l'Université Paris-Sorbonne et spécialiste de l'histoire du groupe Bouygues.

"La grande aventure de Martin Bouygues, c'est quand même le téléphone portable."

Dans son bras de fer avec Numericable, le PDG du groupe Bouygues a fait jouer son entregent dans le monde politique et celui des affaires.

Reçu par François Hollande grâce à l'entremise de son ami François Pinault, il a bénéficié du soutien répété du bouillonnant ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.

Ses concurrents directs ont aussi fait le plaidoyer d'un rapprochement Bouygues Telecom-SFR, à commencer par l'ex-ennemi Xavier Niel, fondateur d'Iliad, avec lequel Bouygues a conclu un accord surprise le week-end dernier.   Suite...

 
Bien qu'il ait mis toutes ses forces dans la bataille pour prendre le contrôle de SFR, Martin Bouygues connaît un premier revers dans sa stratégie de diversification hors du BTP. Il devra maintenant trouver un plan B pour sa filiale télécoms, fragilisée par deux années de guerre des prix, qui risque de passer du statut de prédateur à celui de proie. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes