L'heure de vérité approche pour l'opérateur SFR

mercredi 12 mars 2014 16h21
 

par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Au jeu des pronostics sur l'avenir de SFR, la Bourse semble avoir désigné son vainqueur. L'action du prétendant Bouygues a bondi de 13% depuis le dépôt de son offre sur la filiale de Vivendi tandis que son rival Numericable fondait de plus de 800 millions d'euros en Bourse.

Pourtant les jeux ne sont pas encore faits au conseil de surveillance de Vivendi dont les 14 membres, qui se réuniront vendredi, vont devoir résoudre cette équation à multiples inconnues qu'est devenue la cession/scission de SFR.

Les deux offres de rachat en lice - l'une émanant du groupe de BTP et de communication Bouygues et l'autre du câblo-opérateur Numericable - prévoient que le conglomérat conserve une part conséquente dans la nouvelle entité fusionnée et reste exposé à un secteur des télécoms éprouvé par deux années de guerre des prix.

Il appartiendra au conseil d'imaginer quelle recomposition sera la plus favorable en misant dans un cas sur la convergence entre le mobile et le fixe, une tendance de fond en Europe, ou, dans l'autre, sur un paysage réduit à trois acteurs dans le mobile mais avec le risque d'engendrer un "Super Free".

Pour atténuer les probables réticences de l'Autorité de la concurrence, Bouygues propose en effet un accord clef en main avec son rival Iliad à qui il vendrait la totalité de son réseau et des fréquences mobiles. (voir)

Deux sources au fait des discussions estiment cependant que scénario pourrait se retourner contre le futur duo Bouygues-SFR en donnant les moyens au groupe de Xavier Niel de changer d'un seul coup de calibre.

LE SPECTRE DE "SUPER FREE"   Suite...

 
Le Campus SFR à Saint-Denis, en banlieue parisienne. Au jeu des pronostics sur l'avenir de SFR, la Bourse semble avoir désigné son vainqueur. L'action du prétendant Bouygues a bondi de 13% depuis le dépôt de son offre sur la filiale de Vivendi tandis que son rival Numericable fondait de plus de 800 millions d'euros. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier