Numericable reste ferme sur SFR, confirme ses objectifs

mercredi 12 mars 2014 11h48
 

PARIS (Reuters) - Le câblo-opérateur Numericable a annoncé mercredi des résultats 2013 en recul mais confirmé l'ensemble de ses objectifs, et il a défendu son projet de prise de contrôle de SFR.

Sa maison mère Altice, en concurrence avec Bouygues pour racheter la filiale télécoms de Vivendi, a de son côté fait savoir qu'elle ne modifierait pas son offre.

"Elle est valide depuis le 5 mars, je n'ai pas de raison de la modifier et je n'ai qu'une parole", déclare au quotidien Les Echos son président, Patrick Drahi.

Dans le cadre de son offre sur SFR, valable jusqu'à vendredi, Altice propose à Vivendi 10,9 milliards d'euros en numéraire et 32% de l'entité combinée.

"On est dans la création de valeur, pas dans la réduction de coûts", a déclaré lors d'une conférence de presse le PDG de Numericable, Eric Denoyer.

Le dirigeant a ajouté que Numericable n'aurait pas besoin de céder d'actifs en cas de prise de contrôle de SFR et que des synergies pourraient être dégagées entre les deux sociétés dès 2014.

Bouygues, qui peut se prévaloir du soutien apporté dimanche par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, propose de son côté à Vivendi 10,5 milliards d'euros en numéraire et une participation de 46% dans l'ensemble constitué de Bouygues Telecom et SFR.

Il prévoit en outre de vendre à son rival Iliad, maison mère de l'opérateur Free, la totalité de son réseau et de ses fréquences mobiles.

En Bourse, l'action Numericable perd 18% depuis que Bouygues a présenté son offre concurrente sur SFR le 5 mars. A 11h37 mercredi, elle progresse de 3,7% à 25,085 euros, donnant une capitalisation boursière de plus de 3,1 milliards d'euros.   Suite...

 
Le PDG de Numericable, Eric Denoyer, lors de la présentation des résultats 2013 de l'entreprise, marqués notamment par une hausse des investissements. Il a précisé que Numericable n'aurait pas besoin de céder d'actifs en cas de rachat de SFR auprès de Vivendi. /Photo prise le 12 mars 2014/REUTERS/Jacky Naegelen