Le Parlement européen plébiscite l'eCall sur les automobiles

mercredi 26 février 2014 14h43
 

STRASBOURG (Reuters) - Le Parlement européen s'est prononcé mercredi à une large majorité en faveur de l'installation sur les voitures d'un système d'alerte des secours capable de se déclencher automatiquement en cas d'accident.

Ce dispositif embarqué baptisé eCall bénéficie du soutien de l'industrie automobile qui y voit une opportunité pour développer de nouveaux services dans le cadre du "véhicule connecté" de demain.

L'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) juge toutefois trop serré le calendrier de la Commission européenne qui souhaite, dans sa proposition, qu'eCall soit opérationnel dans tous les Etats membres à partir du 1er octobre 2015.

Le Parlement, qui se prononçait en première lecture, a supprimé toute mention de date, en soulignant le fait que la date d'adoption définitive du projet de règlement restait elle-même incertaine. Les Etats membres doivent encore se prononcer sur le sujet avant une deuxième lecture parlementaire.

ECall ne devrait concerner dans un premier temps que les véhicules légers et les petits utilitaires nouvellement mis sur le marché.

Les données transmises au 112, le numéro européen d'urgence, grâce aux technologies de télécommunications mobiles, pourraient concerner la catégorie du véhicule, sa localisation, le type de carburant ou le nombre de ceintures bouclées, indice pour les services de secours du nombre de passagers.

Des clauses relatives à la confidentialité des données et à la non traçabilité des véhicules devront être respectées.

Dans sa proposition, la Commission européenne rappelle que les routes de l'UE ont enregistré 1,1 million d'accidents en 2011 qui ont fait 30.000 tués et plus d'1,5 million de blessés.

"Cette tragédie représente également un coût annuel, pour la société, d'environ 130 milliards d'euros", ajoute-t-elle.   Suite...

 
Le Parlement européen s'est prononcé mercredi à une large majorité en faveur de l'installation sur les voitures d'un système d'alerte des secours capable de se déclencher automatiquement en cas d'accident. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau