Une application Deutsche Telekom pour crypter les appels vocaux

mercredi 26 février 2014 09h58
 

BARCELONE (Reuters), 24 février - Deutsche Telekom va lancer une application pour smartphones permettant de crypter les appels vocaux et les messages texte et qui sera accessible à tous ses clients.

Les craintes de divulgation de données privées ont généré un fort intérêt pour les produits de codage destinés aux téléphones mobiles, particulièrement après les révélations d'Edward Snowden, ancien consultant de l'Agence de sécurité nationale (NSA), sur les programmes de surveillance américains.

Cette "cloud-application" cryptera chaque voix ou chaque message texte échangés entre deux appareils via un code unique, explique Deutsche Telekom dans un communiqué.

Cette application devrait être officiellement présentée au CeBit, le salon pour les technologies de l'information qui se tiendra à la mi-mars à Hanovre, mais l'opérateur allemand n'a pas précisé la date de sa commercialisation.

Elle sera d'abord disponible sur les smartphones fonctionnant sous Android de Google, puis sur les combinés dotés d'iOS, le système d'exploitation d'Apple

Ce service sera géré par T-Systems, filiale de l'opérateur en coopération avec Sichere Mobile Kommunikation (GSMK), société allemande spécialisée dans les services mobiles sécurisés.

"Ce n'est pas juste un produit de niche, mais un produit compatible avec un marché de masse qui sera proposé à tous les clients", a déclaré lundi à Reuters Björn Rupp, directeur général de GSMK au Mobile World Congress de Barcelone, le plus grand salon de l'industrie de la téléphonie mobile.

Deutsche Telekom a précisé que ce service serait d'abord proposé aux entreprises.

(Harro ten Wolde, Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Véronique Tison)

 
Après les révélations sur les programmes de surveillance américains, Deutsche Telekom va lancer une application pour smartphones permettant de crypter les appels vocaux et les messages texte et qui sera accessible à tous ses clients. /Photo prise le 2 septembre 2013/REUTERS/Stefan Wermuth