A l'ère d'internet, les lettres au père Noël résistent encore

mardi 18 décembre 2007 17h13
 

GENÈVE (Reuters) - Le père Noël semble résister aux assauts technologiques et malgré les SMS, courriels et sites internet communautaires, les traditionnelles lettres qu'il reçoit sont chaque année plus nombreuses.

L'Union postale universelle (UPU) fait savoir que le nombre de lettres adressées au Père Noël augmente à toute vitesse et pourrait dépasser en 2007 les six millions de messages envoyés en 2006.

Son porte-parole, Laurent Widmer a expliqué qu'il était trop tôt pour estimer le total de cette année parce que de nombreuses lettres sont envoyées au cours de la semaine précédant Noël, ou même après les fêtes de fin d'année. Mais les enquêtes auprès des membres de l'association indiquent que les lettres sont plus nombreuses.

"Au moment des fêtes de fin d'année, le père Noël est aidé par plus de cinq millions de personnes dans le monde pour répondre à son courrier et envoyer des cartes de voeux, des colis et des lettres", peut-on lire dans un communiqué de l'institution spécialisée de l'Onu, qui représente 191 pays.

Ces lettres, souvent simplement adressées au "Père Noël, Pôle Nord", devraient normalement être considérées comme impossible à distribuer au motif "adresse inconnue", explique le communiqué.

Mais de nombreux services postaux jouent le jeu et répondent. Comme en France et au Canada, où les postes nationales ont traité chacune plus d'un million de lettres au père Noël l'année dernière.

En 2006, la Finlande a reçu des lettres provenant de 150 pays. Du côté des Etats-Unis, la Poste américaine répond aux lettres au père Noël depuis 1912. Et au Canada, le père Noël dispose de son propre code postal "HOH OHO".

Jonathan Lynn, version française Mathilde Gardin

 
<p>A la poste de Libourne. Le p&egrave;re No&euml;l semble r&eacute;sister aux assauts technologiques et malgr&eacute; les SMS, courriels et sites internet communautaires, les traditionnelles lettres qu'il re&ccedil;oit sont chaque ann&eacute;e plus nombreuses. /Photo prise le 6 d&eacute;cembre 2007/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>