DoCoMo recule sur le marché de la téléphonie mobile au Japon

mardi 8 avril 2008 11h41
 

TOKYO (Reuters) - Après avoir dominé le marché pendant une décennie, NTT DoCoMo ne peut plus affirmer qu'il est l'opérateur mobile majoritaire au Japon, selon des chiffres publiés en mars, les concurrents de moindre envergure grappillant peu à peu des parts de marché.

DoCoMo, la filiale mobile de l'ancien détenteur du monopole du téléphone fixe Nippon Telegraph Telephone (NTT) ne détenait plus que de 49,7% du marché japonais à fin mars, contre 50,2% en février, rapporte l'Association des opérateurs téléphoniques.

DoCoMo a reconnu que c'était la première fois que sa part glissait en-dessous de la moitié du marché depuis une dizaine d'années.

"Alors que les besoins des utilisateurs deviennent variés, il est difficile pour un seul opérateur de conserver la majorité du marché", a déclaré Shinji Moriyuki, analyste chez Mitsubishi UFJ Securities.

"Softbank s'illustre sur ce marché en pleine mutation parce qu'il a un oeil de détaillant pour ce qui est du prix, du design et des services, tandis que les autres se comportent encore comme des entreprises de télécoms", a-t-il ajouté.

Le mois de mars est une période cruciale pour les opérateurs. C'est à cette époque de l'année que démarrent l'année universitaire et l'année financière, moment idéal pour recruter de nouveaux clients parmi les étudiants et dans les entreprises.

Cette année la course aux nouveaux contrats a été remportée par Softbank, juste devant le deuxième opérateur japonais KDDI.

En dépit d'une bataille commerciale acharnée destinée à concurrencer des rivaux qui cassent les prix, DoCoMo n'a gagné que 173.700 nouveaux utilisateurs en mars, contre 543.900 pour Softbank et 500.500 pour KDDI.

Mayumi Negishi, version française Nicolas Delame

 
<p>Apr&egrave;s avoir domin&eacute; le march&eacute; pendant une d&eacute;cennie, NTT DoCoMo ne peut plus affirmer qu'il est l'op&eacute;rateur mobile majoritaire au Japon, selon des chiffres publi&eacute;s en mars, les concurrents de moindre envergure grappillant peu &agrave; peu des parts de march&eacute;. /Photo prise le 29 janvier 2008/REUTERS/Issei Kato</p>