La quatrième licence 3G en France serait cédée en blocs

lundi 7 avril 2008 16h56
 

PARIS (Reuters) - L'abandon de la quatrième licence mobile de troisième génération (3G) et la division du paquet de fréquences disponibles entre plusieurs acteurs est l'une des options envisagées, a-t-on déclaré de source proche du dossier.

Interrogée sur les informations de la Tribune selon lesquelles le gouvernement pourrait envisager de diviser les fréquences de la quatrième licence en plusieurs blocs, cette source a déclaré: "C'est l'une des options envisagées".

Selon La Tribune, l'Élysée a décidé lundi dernier de renoncer à mettre aux enchères en un seul lot une quatrième licence de téléphonie mobile 3G.

La rumeur de l'abandon de la quatrième licence de téléphonie mobile 3G avait circulé vendredi sur les marchés, Bercy déclarant après la clôture de la Bourse qu'aucune décision n'avait été prise et que "toutes les options sont ouvertes".

Toujours selon La Tribune, la mise aux enchères du paquet de fréquences hertziennes de la quatrième licence (20 Mhz) en plusieurs lots se ferait selon un critère de prix, mais également des engagements de couverture et de services.

Les Échos écrivent de leur côté qu'une réunion est prévue à Matignon cette semaine entre les membres des différents cabinets ministériels concernés. En cas d'arbitrage de Matignon et de l'Élysée, un débat parlementaire pourrait avoir lieu à la fin du mois, ajoute le quotidien.

Un porte-parole de l'Élysée n'a pas souhaité faire de commentaire. Matignon n'était pas disponible dans l'immédiat.

L'Autorité des télécoms (Arcep) a rejeté en octobre l'unique candidature, celle d'Iliad, qui réclamait un étalement du paiement des 619 millions d'euros dus pour la licence.

La maison mère du fournisseur d'accès à internet Free ainsi que le câblo-opérateur Numericable ont réaffirmé en mars leur intérêt pour cette quatrième licence.

Les détenteurs des trois licences existantes - France Télécom (Orange) et SFR depuis 2001 et Bouygues Telecom depuis 2002 - n'ont cessé de militer contre l'octroi de conditions favorables à un nouvel entrant.

Cyril Altmeyer