Le nouvel iPhone serait plus rentable pour Apple que le premier

jeudi 26 juin 2008 19h51
 

NEW YORK (Reuters) - Le nouvel iPhone d'Apple sera plus rentable que tous les autres produits de la gamme iPod, et ce malgré un prix de vente divisé par deux par rapport à la première version, montre une étude.

Grâce à la baisse des coûts des composants, les marges réalisées avec le nouvel iPhone devraient être deux fois plus élevées que celles des baladeurs numériques les plus populaires d'Apple, selon une étude préliminaire du cabinet américain iSuppli publiée mardi soir.

"Les iPod et iPhone d'Apple sont habituellement vendus près de 50% plus cher que leur coût (composants et fabrication)", écrit iSuppli. "Avec le nouvel iPhone vendu à 199 dollars et une subvention estimée à 300 dollars, Apple va réussir à dégager une marge encore plus grande".

La subvention payée par les opérateurs de téléphonie mobile à Apple pour chaque nouvel iPhone vendu est estimé à environ 300 dollars, explique iSuppli.

iSuppli estime que les coûts de fabrication du dernier iPhone atteignent 173 dollars, contre 265 dollars pour la première version, lancée un an plus tôt au prix de 500 dollars et sans subvention. Après ce que le cabinet appelle "les réductions sur les prix des composants", le premier iPhone coûtait 226 dollars.

"A 173 dollars, le nouvel iPhone est considérablement moins cher à produire que le premier modèle, malgré les améliorations majeures apportées du fait de l'ajout de la 3G", a déclaré le principal analyste d'iSuppli, Dr. Jagdish Rebello.

Ces chiffres ne prennent pas en compte d'autres dépenses, comme la mise au point du logiciel, la distribution et le transport et le packaging, précise le cabinet.

Franklin Paul, version française Mathilde Gardin

 
<p>Selon une &eacute;tude du cabinet iSuppli, le nouvel iPhone d'Apple sera plus rentable que tous les autres produits de la gamme iPod, et ce malgr&eacute; un prix de vente divis&eacute; par deux par rapport &agrave; la premi&egrave;re version. /Photo prise le 9 juin 2008/REUTERS/Kimberly White</p>