L'ESA veut promouvoir les vols spatiaux habités

lundi 14 janvier 2008 18h24
 

PARIS (Reuters) - L'Agence spatiale européenne (Esa) annonce qu'elle militera en 2008 en faveur de vols spatiaux habités.

A l'occasion de la présentation des voeux à la presse de l'institution chargée de coordonner les projets spatiaux de 17 pays européens, Jean-Jacques Dordain, son directeur général, a affirmé qu'un "programme spatial sans vols habités est un programme boiteux."

"Je suis persuadé qu'il faut qu'il y ait des activités de vols habités en Europe. Ce serait au détriment de l'ensemble des activités spatiales si l'Europe décidait de ne plus faire de rôles habités ou de limiter son rôle à financer de temps en temps un vol d'astronautes", a-t-il dit.

"Maintenant, il est clair que ce souhait est à pondérer avec le problème des contraintes budgétaires", a-t-il ajouté avant de rappeler que ses équipes réfléchissaient à une association avec la Russie pour un nouveau véhicule de transports d'équipages spatiaux.

L'Esa participe à la Station spatiale internationale (ISS), en orbite autour de la terre depuis 1998. Elle y représente l'Europe aux côtés, notamment, des Etats-Unis, de la Russie et du Japon et fournit le module Colombus Orbital Facility, un laboratoire scientifique pressurisé dédié à la recherche en micropesanteur qui doit bientôt rejoindre l'ISS.

A partir du mois de février, l'Esa devrait par assurer le lancement, depuis Ariane 5, de l'Automated Transfer Vehicle (ATV), un module de ravitaillement de l'ISS entièrement automatisé. Une date précise sera décidée le 6 février.

Au cours de ses voeux, Jean-Jacques Dordain est revenu longuement sur l'année 2007, période au cours de laquelle s'est close l'appel d'offres pour "Cosmic Vision", le programme scientifique de l'ESA sur la période 2015-2025.

Quelque huit missions ont été sélectionnées à l'automne pour faire l'objet d'études préliminaires. Deux premières missions seront retenues en 2009 pour des lancements en 2017.

L'année 2007 a également vu émerger, en décembre, une sortie de crise dans le financement du projet de système de positionnement par satellites Galileo, appelé à rivaliser avec le GPS (Global Positionning System) américain.

Matthias Blamont