Feu vert européen à un programme sur les nanotechnologies

mercredi 4 juin 2008 13h06
 

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne a donné son feu vert à une aide d'Etat française de 46 millions d'euros au programme de recherche-développement (R&D) Genesis dans le domaine des nanotechnologies.

Genesis est mis en oeuvre par un consortium de 17 partenaires dont le chef de file est le groupe Arkema.

Les aides d'Etat sont théoriquement interdites par la Commission européenne, mais cette dernière a estimé que la mesure répondait à une défaillance de marché liée aux risques élevés que comporte le projet et était d'intérêt européen.

"La Commission a vérifié que les effets positifs du programme Genesis pour la recherche européenne seront supérieurs aux éventuelles distorsions de concurrence induites par l'aide", a déclaré dans un communiqué la commissaire à la concurrence, Neelie Kroes, pour justifier son approbation.

Le programme Genesis représente un coût total de 107 millions d'euros sur une durée de cinq ans et devrait permettre de développer industriellement des matériaux aux propriétés radicalement nouvelles en termes de résistance mécanique, de conductivité thermique ou électrique, ou de propriétés optiques.

Six secteurs d'application sont concernés: composants automobiles, stockage d'énergie, câblerie, composites, encres conductrices et enfin domaine environnemental.

Le programme a été sélectionné le 5 avril 2007 par l'Agence française de l'innovation industrielle qui a fusionné le 1er janvier 2008 avec OSEO, un établissement public français qui finance et accompagne les petites et moyennes entreprises.

Yves Clarisse

 
<p>La Commission europ&eacute;enne a donn&eacute; son feu vert &agrave; une aide d'Etat fran&ccedil;aise de 46 millions d'euros au programme de recherche-d&eacute;veloppement (R&amp;D) Genesis dans le domaine des nanotechnologies. /Photo d'archives/REUTERS/Thierry Roge</p>