4 juin 2008 / 07:50 / il y a 9 ans

Copé dit que la commission sur la publicité "ira au bout"

par Julien Toyer

<p>Le pr&eacute;sident du groupe UMP &agrave; l'Assembl&eacute;e Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; privil&eacute;gie la recette d'une taxe nouvelle sur les fournisseurs d'acc&egrave;s &agrave; internet et les op&eacute;rateurs de t&eacute;l&eacute;phonie mobile pour financer l'arr&ecirc;t de la publicit&eacute; sur les cha&icirc;nes de t&eacute;l&eacute;vision publique. /Photo prise le 7 mai 2008/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>

PARIS (Reuters) - Jean-François Copé, qui préside la commission chargée de formuler des propositions sur le financement de France Télévisions, a minimisé mercredi l‘impact du départ des six parlementaires socialistes et communistes de cette commission, précisant que les travaux “iront au bout”.

“Malheureusement, nous avons perdu quatre parlementaires socialistes et deux communistes (...) Mais la commission ira au bout (...) Et puis nous, nous n‘avons pas de contraintes particulières de notre hiérarchie”, a déclaré le président du groupe UMP à l‘Assemblée nationale lors d‘un forum sur les médias numériques.

Plus tôt dans la journée, il avait dit “regretter profondément” ces départs, qui étaient connus depuis la semaine dernière mais dont l‘officialisation n‘est intervenue qu’à la suite d‘une réunion plénière de la commission mercredi matin portant sur l‘identité et le contenu des chaînes du groupe France Télévisions.

S‘opposant à un “affaiblissement du service public”, les deux députés PS Michel Françaix et Patrick Bloche ainsi que le sénateur PS David Assouline ont estimé lors d‘une conférence de presse au Sénat que “la réflexion de la commission aboutira(it) à un rapport qu‘ils ne (pouvaient) pas cautionner”.

Le troisième député socialiste membre de cette commission, Didier Mathus, était absent de la conférence de presse.

“C‘est le tiroir-caisse pour les chaînes privées et le tocsin pour les chaînes publiques”, a lâché Michel Françaix.

Les parlementaires socialistes reprochent à Nicolas Sarkozy, qui a exclu la semaine dernière toute augmentation de la redevance, de “donner les conclusions avant la fin des travaux”.

Ils estiment également que la commission est en partie un leurre pour “soutenir TF1”, a-t-on indiqué dans l‘entourage de Michel Françaix.

Jean-François Copé avait déclaré vendredi être “favorable” à une deuxième coupure publicitaire pour les chaînes privées, une mesure réclamée de longue date par les principaux groupes audiovisuels hexagonaux.

Les sénateurs communistes Jack Ralite et Ivan Renard ont également annoncé mercredi leur départ de cette commission, estimant dans un communiqué avoir été “démis” par les déclarations de Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé.

UNANIMITÉ POUR UNE REDEVANCE INDEXÉE SUR L‘INFLATION

Jean-François Copé a déclaré qu‘il existait actuellement une unanimité au sein de la commission concernant l‘indexation de la redevance sur le coût de la vie.

“Il s‘agit simplement qu‘elle ne baisse pas année après année”, a-t-il dit en référence à cette mesure.

Une telle indexation pourrait représenter une augmentation d‘un peu plus de deux euros par an.

Il avait auparavant redit sur France Info qu‘il privilégiait une taxe sur les fournisseurs d‘accès à internet et les opérateurs de télécommunication pour financer l‘arrêt de la publicité sur le service public.

Parmi les autres pistes évoquées par la commission figure une taxe de 80 millions d‘euros sur les chaînes privées, à laquelle celles-ci s‘opposent.

Le président du directoire de M6 avait ainsi dit à Reuters vendredi dernier que les chaînes privées “ne souhaitaient pas” financer le service public.

Présent à ce même forum sur les médias numériques, il a considéré que l‘assouplissement de la réglementation en matière de publicité audiovisuelle, dont la seconde coupure publicitaire évoquée cette semaine par la ministre de la Culture Christine Albanel, n’était pas un “cadeau”.

“On ne fait que nous rendre ce qu‘on nous a pris il y a vingt ans”, a -t-il dit.

Selon lui, le gain potentiel pour le groupe M6 de mesures telles que l‘installation de cette seconde coupure publicitaire ou du passage de six à neuf minutes de publicité par heure, serait de 30 millions d‘euros par an.

“Ce n‘est pas un pactole invraisemblable”, a-t-il dit.

Avec le contribution de Thierry Lévêque

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