La clientèle africaine des mobiles a bondi de 33% en 2007

mardi 13 mai 2008 19h30
 

LE CAIRE (Reuters) - Près de 70 millions d'Africains ont souscrit leur premier abonnement de téléphonie mobile en 2007, soit un bond de 33%, et la couverture sans fil du continent s'est accrue d'une zone équivalente au territoire français, annonce la GSMA, association mondiale des opérateurs.

Sur une population d'environ 960 millions d'Africains, près de 280 millions ont désormais un téléphone portable, mais plus de 300 millions de ruraux ne disposent d'aucune couverture réseau, précise la GSM Association.

Près de 66% de la population est aujourd'hui desservie par un relais sans fil, contre 62% en 2007.

Certains pays africains, comme l'Egypte, le Kenya, le Rwanda ou l'Ouganda disposent déjà d'une couverture à hauteur de 90% de leur territoire.

Les opérateurs vont investir plus de 50 milliards de dollars (32,3 milliards d'euros) en Afrique subsaharienne pour couvrir 90% de la population d'ici les cinq prochaines années, prévoit l'association.

Cet investissement pourrait même être plus élevé si les autorités de régulation étaient plus efficaces, note Gabriel Solomon, vice-président de la GSMA chargé des politiques publiques, qui évoque 12,5 milliards de dollars (8 milliards d'euros) supplémentaires si les conditions avaient été idéales.

Selon un rapport de l'Union internationale des télécommunications (ITU), des privatisations plus poussées, des mesures pour accroître la concurrence et des régulateurs plus indépendants pourraient donner un nouveau souffle au marché africain, dont la rapide croissance a attiré des investisseurs d'Europe, du Moyen-Orient, d'Inde et de Chine.

Pour Solomon, le pays le plus à la traîne est l'Ethiopie, qui maintient en situation de monopole les télécommunications à la fois fixes et mobiles.

"Je sais que nos membres seraient prêts à investir en Ethiopie demain s'il avaient une licence", ajoute-t-il.   Suite...