Google veut vendre l'unité marketing de recherche de DoubleClick

jeudi 3 avril 2008 17h14
 

par Eric Auchard

SAN FRANCISCO (Reuters) - Google veut scinder en deux la branche marketing de DoubleClick, Performics, pour séparer les activités de marketing traditionnelles de celles spécifiquement liées aux moteurs de recherche, afin de vendre ces dernières.

Performics est basé à Chicago et emploie quelque 200 personnes sur les 1.500 salariés que compte DoubleClick, la régie publicitaire en ligne rachetée par Google l'an dernier pour 3,4 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros).

Tom Phillips, en charge de l'intégration de DoubleClick à Google, a indiqué que le leader mondial de la recherche sur internet voulait céder cette activité pour effacer la perception selon laquelle Google pourrait favoriser cette unité dans les résultats des requêtes lancées sur son moteur.

"Il est clair pour nous que nous ne voulons pas être sur le marché du marketing liées aux moteurs de recherche", a écrit Phillips. "Maintenir son objectivité à la fois en matière de recherche et de marketing est une mission clé pour Google et un élément central de la confiance que nous sollicitions vis à vis de nos utilisateurs".

L'activité de marketing traditionnelle continuera à réaliser des opérations de DoubleClick sur le web.

Le marketing lié aux moteurs de recherche consiste à choisir des mots clés vers lesquels pointent des liens publicitaires ciblés lorsque ces mots font l'objet de requêtes.

DoubleClick envisage de continuer à exercer cette activité de manière indépendante, jusqu'à ce qu'elle soit vendue.

La consolidation à l'oeuvre sur le marché de la publicité en ligne a fait naître des inquiétudes parmi les publicitaires quant au pouvoir de croissant dans ce secteur de Google et Microsoft.   Suite...

 
<p>Google veut scinder en deux la branche marketing de DoubleClick, Performics, pour s&eacute;parer les activit&eacute;s de marketing traditionnelles de celles sp&eacute;cifiquement li&eacute;es aux moteurs de recherche, afin de vendre ces derni&egrave;res. /Photo d'archives/REUTERS/Lucy Nicholson</p>