Vivendi confirme ses objectifs, sans augmentation de capital

lundi 1 septembre 2008 12h59
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Vivendi confirme sa prévision de croissance de résultats annuels en excluant l'intégration de Neuf Cegetel à SFR et la création d'Activision Blizzard, deux opérations qui ne nécessiteront finalement pas d'augmentation de capital.

Le premier groupe européen de médias a relevé sa prévision de synergies de coûts liées à l'éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard, issu de la fusion de Vivendi Games et de l'américain Activision, à 100-150 millions de dollars en 2009 au lieu de 50-100 millions prévus en décembre 2007 lors de la présentation de l'opération.

Vivendi a fourni pour la première fois les synergies concernant Neuf Cegetel, repris le 15 avril par SFR, dont Vivendi détient 56% et Vodafone le solde. Elles seront comprises entre 75 et 100 millions d'euros en 2009, 175 et 200 millions en 2010 et 250 et 300 millions par an à partir de 2011 et proviendront à 80% des coûts et à 20% des revenus.

Quant au coût de mise en oeuvre du rapprochement des deux opérateurs, ils sont estimés à 150 millions d'euros, principalement en 2008.

"Nous sommes convaincus que la plus grande partie de la restructuration sera achevée à la mi-2009", a déclaré Frank Esser, P-DG de SFR, lors de la conférence de presse consacrée aux résultats semestriels de Vivendi.

Comme les analystes s'y attendaient, Vivendi a confirmé que l'augmentation de capital d'un et deux milliards d'euros envisagée pour financer les opérateurs Neuf-SFR et Activision Blizzard était désormais "inutile".

"Nous avons réalisé nos acquisitions en utilisant moins que de cash que nous avions pensé", a déclaré Jean-Bernard Lévy, président du directoire de Vivendi.

Ainsi l'OPA de quatre milliards de dollars, lancée par Vivendi sur Activision Blizzard s'est effectuée à un prix inférieur au cours de la société, conduisant le groupe français à n'en détenir que 54% alors qu'il en visait jusqu'à 68%.   Suite...

 
<p>Jean-Bernard Levy, pr&eacute;sident du directoire de Vivendi. Le r&eacute;sultat op&eacute;rationnel ajust&eacute; du premier groupe europ&eacute;en de m&eacute;dias ressort l&eacute;g&egrave;rement inf&eacute;rieur aux attentes au premier semestre en raison des co&ucirc;ts de restructuration chez SFR et d'un comparatif d&eacute;favorable. /Photo d"archives/REUTERS/Charles Platiau</p>