Accord européen unanime sur le partage industriel de Galileo

vendredi 30 novembre 2007 16h48
 

par Yves Clarisse

BRUXELLES (Reuters) - L'Espagne s'est ralliée à l'accord conclu par les 26 autres pays de l'UE sur le partage industriel du système Galileo de positionnement par satellite, ce qui permet de lever les derniers doutes sur ce projet.

Les ministres des Transports de l'UE étaient parvenus jeudi à un compromis sur ce projet-phare appelé à concurrencer le GPS américain, mais l'Espagne, qui voulait de meilleures retombées industrielles, avait voté contre la décision.

Pour 26 Etats membres, l'accord conclu jeudi soir à la majorité qualifiée était parfaitement valable, ce que contestait l'Espagne, qui estimait qu'il fallait parvenir à un consensus. Ils ont toutefois préféré que Madrid s'y associe, ce qui a été fait en échange d'assurances sur les retombées industrielles.

"Nous avons réussi à éliminer tous les doutes liés à ce projet", a déclaré le ministre portugais des Transports, Mario Lino, dont le pays préside pour l'instant l'Union. "Nous avons pensé que tous les Etats membres devaient être unis."

Galileo, qui devait être lancé avant la fin de l'année sous peine de devenir obsolète en raison des retards accumulés, est donc définitivement sauvé après la défaillance du consortium privé, qui devait au départ assurer son lancement.

Il y a une semaine, les ministres du Budget des Vingt-Sept ont décidé de financer par le biais du budget communautaire le lancement de la constellation des satellites pour un coût de 2,4 milliards d'euros, en plus du milliard d'euros déjà engagé.

SIX SEGMENTS

Il a fallu faire appel à l'argent public pour compenser la défaillance du consortium privé qui n'a pas voulu prendre le risque d'investir dans un projet sans garantie de retour.   Suite...