Telenor juge le marché nordique des télécoms bien consolidé

mercredi 18 juin 2008 17h23
 

par Wojciech Moskwa

OSLO (Reuters) - Un dirigeant de l'opérateur norvégien Telenor estime que la consolidation du marché nordique des télécommunications est déjà bien avancée et il ajoute avoir identifié peu de cibles potentielles sur le marché de la téléphonie mobile.

Morten Karlsen Soerby, vice-président exécutif de Telenor, s'est refusé à tout commentaire sur l'intérêt prêté à son groupe pour le suédo-finlandais TeliaSonera, qui a rejeté récemment une offre de rachat d'environ 28 milliards d'euros de France Télécom.

"Il y a déjà eu beaucoup de consolidation", a dit Soerby à Reuters lors d'un entretien téléphonique. "Le nombre de cibles potentielles est limité dans le mobile."

"Nous assisterons probablement à une poursuite de la consolidation dans les services à haut débit (...) notamment en Norvège", a-t-il ajouté.

Interrogé sur l'intérêt éventuel de son groupe pour TeliaSonera, il a répondu: "Nous ne faisons de commentaire sur aucune opération ou éventualité spécifique."

Soerby a expliqué que des discussions en vue d'une fusion entre Telenor et Telia avaient échoué en 1999 principalement à cause de divergences stratégiques, Telenor ayant opté pour le développement dans le mobile tandis que TeliaSonera favorisait le fixe.

"Depuis cette époque, il y a eu beaucoup de développements et les deux sociétés se sont développées dans des directions différentes", a-t-il poursuivi.

Les analystes envisagent sans grand enthousiasme un éventuel rachat de TeliaSonera par Telenor, qui vaut environ 22,6 milliards d'euros, jugeant qu'il y avait des doublons entre les deux groupes sur de nombreux marchés et craignant que l'opération ne nécessite une augmentation de capital massive.   Suite...

 
<p>Selon un dirigeant de l'op&eacute;rateur norv&eacute;gien Telenor, la consolidation du march&eacute; nordique des t&eacute;l&eacute;communications est d&eacute;j&agrave; bien avanc&eacute;e. Le responsable a refus&eacute; de commenter un &eacute;ventuel int&eacute;r&ecirc;t de son groupe pour TeliaSonera, qui vient de refuser une offre de rachat de la part de France T&eacute;l&eacute;com. /Photo d'archives/REUTERS/Bob Strong</p>