18 juin 2008 / 14:09 / il y a 9 ans

Telenor juge le marché nordique des télécoms bien consolidé

<p>Selon un dirigeant de l'op&eacute;rateur norv&eacute;gien Telenor, la consolidation du march&eacute; nordique des t&eacute;l&eacute;communications est d&eacute;j&agrave; bien avanc&eacute;e. Le responsable a refus&eacute; de commenter un &eacute;ventuel int&eacute;r&ecirc;t de son groupe pour TeliaSonera, qui vient de refuser une offre de rachat de la part de France T&eacute;l&eacute;com. /Photo d'archives/Bob Strong</p>

par Wojciech Moskwa

OSLO (Reuters) - Un dirigeant de l'opérateur norvégien Telenor estime que la consolidation du marché nordique des télécommunications est déjà bien avancée et il ajoute avoir identifié peu de cibles potentielles sur le marché de la téléphonie mobile.

Morten Karlsen Soerby, vice-président exécutif de Telenor, s'est refusé à tout commentaire sur l'intérêt prêté à son groupe pour le suédo-finlandais TeliaSonera, qui a rejeté récemment une offre de rachat d'environ 28 milliards d'euros de France Télécom.

"Il y a déjà eu beaucoup de consolidation", a dit Soerby à Reuters lors d'un entretien téléphonique. "Le nombre de cibles potentielles est limité dans le mobile."

"Nous assisterons probablement à une poursuite de la consolidation dans les services à haut débit (...) notamment en Norvège", a-t-il ajouté.

Interrogé sur l'intérêt éventuel de son groupe pour TeliaSonera, il a répondu: "Nous ne faisons de commentaire sur aucune opération ou éventualité spécifique."

Soerby a expliqué que des discussions en vue d'une fusion entre Telenor et Telia avaient échoué en 1999 principalement à cause de divergences stratégiques, Telenor ayant opté pour le développement dans le mobile tandis que TeliaSonera favorisait le fixe.

"Depuis cette époque, il y a eu beaucoup de développements et les deux sociétés se sont développées dans des directions différentes", a-t-il poursuivi.

Les analystes envisagent sans grand enthousiasme un éventuel rachat de TeliaSonera par Telenor, qui vaut environ 22,6 milliards d'euros, jugeant qu'il y avait des doublons entre les deux groupes sur de nombreux marchés et craignant que l'opération ne nécessite une augmentation de capital massive.

Certains responsables politiques norvégiens se sont montrés de leur côté plus favorables à une telle acquisition de la part de Telenor, détenu à 54% par l'Etat.

Interrogé sur l'impact d'une entrée de France Télécom sur les marchés nordiques, Soerby a répondu: "Cela dépend beaucoup de leur attitude si cette opération devait se réaliser. Nous accueillons tout concurrent et sommes bien sûr désireux de montrer que nous pouvons nous mesurer à quiconque."

Soerby a jugé la croissance "assurément pleine de défis" sur les marchés nordiques mais a estimé que l'utilisation accrue du mobile, en particulier avec les technologie "3G", pourrait éclipser l'activité plus faible dans la téléphonie fixe.

L'année dernière, Telenor s'est fixé un objectif de cash-flow annuel de 10 milliards de couronnes norvégiennes (1,24 milliard d'euros).

Le titre Telenor recule de 3,01% à 104,75 couronnes norvégiennes vers 14h30 GMT mercredi à la Bourse d'Oslo. TeliaSonera perd 0,44% à 56,25 couronnes suédoises à la Bourse de Stockholm.

France Télécom cède lui 2,24% à 18,14 euros à Paris.

Version française Marc Angrand et Stanislas Dembinski

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