June 9, 2008 / 5:50 AM / 9 years ago

L'offre sur TeliaSonera conditionnée par le cours France Télécom

3 MINUTES DE LECTURE

PARIS (Reuters) - France Télécom pourrait retirer son offre sur TeliaSonera si son action plongeait, déclare le directeur financier de l'opérateur français dans un entretien au Journal du dimanche.

"Si notre action se mettait à dévisser, cela rendrait l'opération difficile", dit Gervais Pellissier.

"Nous sommes convaincus que ce projet a du sens pour les deux groupes, mais il n'est pas indispensable pour France Télécom", ajoute-t-il.

France Télécom a présenté jeudi un projet d'offre de près de 27 milliards d'euros sur TeliaSonera, pour donner naissance au quatrième opérateur télécoms mondial, mais l'opérateur nordique l'a rejetée, de même que l'Etat suédois, son principal actionnaire.

Depuis l'annonce de cette opération, le titre France Télécom a perdu environ 10%.

Gervais Pellissier confirme par ailleurs que son groupe pourrait retirer son offre si elle n'était pas reçue amicalement par les actionnaires et le management de TeliaSonera.

Il confirme ainsi les propos de Didier Lombard, le P-DG de l'opérateur français, qui s'est donné 15 jours pour décider ou non de lancer formellement cette offre, qui ne pourrait se faire selon lui que "sur une base amicale".

Une échéance approuvée par Gervais Pellissier.

"Ce délai est nécessaire pour que les actionnaires, les administrateurs et le management de TeliaSonera puissent prendre une décision, en particulier les gouvernements suédois et finlandais", dit-il. "Mais sans signe amical de leur part, l'opération sera difficile car des marchés instables n'aiment pas l'incertitude.

Interrogé sur l'offre de son groupe, Gervais Pellissier affirme qu'il n'est pas question de la relever dans l'immédiat. "La valeur que nous avons proposée nous paraît juste", dit-il.

Le rapprochement entre France Télécom et TeliaSonera donnerait naissance à un groupe totalisant 237 millions de clients, dont 168 millions dans la téléphonie mobile - dont il deviendrait le numéro 3 mondial - et 69 millions dans le fixe.

Au yeux de Gervais Pellissier, une telle fusion serait dans l'intérêt des actionnaires.

"L'opération est relutive, ce qui signifie qu'elle se traduira par une hausse du bénéfice par action", explique-t-il. "Par ailleurs, nos actionnaires continueront à avoir un gros rendement en matière de dividende".

Elizabeth Pineau

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