Microsoft aurait offert 1 milliard à Yahoo pour son moteur

vendredi 13 juin 2008 21h24
 

SEATTLE/SAN FRANCISCO (Reuters) - Microsoft a offert à Yahoo un milliard de dollars (650 millions d'euros) en cash pour son activité de recherche sur internet, une opération qui aurait apporté au portail un milliard de dollars de bénéfice opérationnel annuel supplémentaire, selon une source proche de la stratégie de Microsoft.

En guise d'alternative à une OPA sur l'ensemble de Yahoo, le géant du logiciel aurait pris le contrôle du moteur de recherche du groupe internet avec pour objectif d'augmenter les recettes publicitaires associées au-delà de la performance de l'actuel système Panama de Yahoo, a ajouté la source.

Microsoft aurait également déboursé huit milliards de dollars (5,2 milliards d'euros) pour prendre une participation de 16% dans le portail, à un prix de 35 dollars l'action, a-t-elle poursuivi.

Vers 19h00 GMT, l'action Yahoo dévisse de 3,9% à 22,61 dollars.

Le géant du logiciel a renoncé début mai à son offre d'achat sur Yahoo, apparemment faute d'accord sur le prix. La source a indiqué à ce sujet que l'intérêt de Microsoft pour une acquisition complète avait diminué face à la crainte de ne pas obtenir les autorisations nécessaires des autorités de tutelle avant la fin du mandat du président américain George Bush.

Yahoo a conclu à la place un partenariat publicitaire avec le géant de la recherche sur internet Google.

Malgré ce rapprochement, précise la source, Microsoft est toujours ouvert à des discussions.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de Yahoo.

Daisuke Wakabayashi et Anupreeta Das, version française Gilles Guillaume

 
<p>Selon une source proche de la strat&eacute;gie de Microsoft, le groupe de Richmond aurait offert &agrave; Yahoo un milliard de dollars (650 millions d'euros) en cash pour son activit&eacute; de recherche sur internet, une op&eacute;ration qui aurait apport&eacute; au portail un milliard de dollars de b&eacute;n&eacute;fice op&eacute;rationnel annuel suppl&eacute;mentaire. /Photo d'archives/REUTERS/Robert Galbraith</p>