Alcatel-Lucent, le nouveau défi de Ben Verwaayen

mardi 2 septembre 2008 14h10
 

par Cyril Altmeyer et Kate Holton

PARIS/LONDRES (Reuters) - Ben Verwaayen aime les défis: sa nomination à la direction générale d'Alcatel-Lucent tombe à point.

Trois mois après avoir raccroché chez BT, ce Néerlandais de 56 ans aura la lourde tâche de redynamiser l'équipementier télécoms franco-américain qui cherche un nouveau souffle après une fusion difficile et une série de pertes trimestrielles et de "profit warnings".

Il lui faudra réussir là où Patricia Russo, qui arrivait de la direction de Lucent précédée d'une réputation flatteuse, a échoué, conduisant à l'annonce, le 29 juillet, de son départ, en même temps que le président non exécutif, Serge Tchuruk, remplacé par Philippe Camus, cogérant de Lagardère et ex-codirecteur général d'EADS.

Amoureux du Lubéron où il possède une maison, Ben Verwaayen a souligné que ses bureaux seraient à Paris, alors que Patricia Russo partageait son temps entre la France et les Etats-Unis.

"Je suis là pour servir le conseil d'administration", a-t-il déclaré mardi lors d'une conférence téléphonique à l'occasion de sa nomination. "Nous avons l'obligation de nous assurer que nous faisons ce qu'il faut pour les clients afin de garantir les meilleurs rendements pour les actionnaires."

Ce fervent supporter d'Arsenal, qui aime aller droit au but, aura fort à faire pour regagner les faveurs desdits actionnaires, épuisés par un plongeon de plus de 60% du titre depuis début 2007.

LA MÉTHODE VERWAAYEN

Chez BT, la méthode Verwaayen a porté ses fruits: évitant le démantèlement de l'opérateur télécoms britannique en acceptant d'ouvrir son réseau à ses concurrents, il a mené l'offensive dans l'internet à haut débit, ce qui a contribué à faire doubler le cours de Bourse entre 2004 et 2007.   Suite...

 
<p>Homme de d&eacute;fis, ancien de British Telecom, le N&eacute;erlandais Ben Verwaayen aura la lourde t&acirc;che de redynamiser Alcatel-Lucent qui cherche un nouveau souffle apr&egrave;s une fusion difficile et une s&eacute;rie de pertes trimestrielles et de "profit warnings". /Photo d'archives/REUTERS/David Gray</p>