Crédit d'un milliard d'euros d'Iliad pour le rachat d'Alice

mercredi 2 juillet 2008 13h56
 

PARIS (Reuters) - En vue du rachat d'Alice, Iliad a mis en place un crédit syndiqué d'un milliard d'euros qui devrait être bouclé d'ici la mi-juillet, déclare Thomas Reynaud, directeur financier de la maison mère de Free.

"Il y a un crédit syndiqué qu'un milliard d'euros qu'on vient de mettre en place avec un certain nombre de banques et qui devrait être bouclé d'ici deux semaines", a-t-il dit lors d'une conférence sur les télécoms organisée par Les Echos.

Le syndicat compte huit banques, dont quatre "bookrunners" - Société générale, RBS, BNP Paribas et Calyon, a-t-il ensuite précisé à des journalistes.

Iliad espère boucler en septembre le rachat de la filiale française de Telecom Italia avec qui il a annoncé le 9 juin être entré en négociations exclusives.

Le groupe, en passe de réaliser la première grande opération de croissance externe de son histoire, avait alors indiqué que "le prix payé serait fondé sur une valeur d'entreprise maximum de 800 millions d'euros et serait soumis à certaines clauses d'ajustement".

Grâce l'acquisition d'Alice, qui compte quelques 900.000 abonnés, Free récupérera la deuxième place du marché français que lui avait ravi Neuf Cegetel en rachetant Club Internet il y a un an. Au 31 mars, Free comptait 3,04 millions d'abonnés, contre 3,3 millions pour Neuf Cegetel et 7,6 millions pour le leader Orange.

Telecom Italia avait annoncé en début d'année sa volonté de se séparer de sa filiale française Alice, déficitaire. Deux autres candidats étaient sur les rangs : Neuf Cegetel, que vient de racheter sa maison mère SFR, et le câblo-opérateur Numericable.

Cyril Altmeyer, édité par Jacques Poznanski

 
<p>Le directeur g&eacute;n&eacute;ral d'Iliad, Maxime Lombardini. En vue du rachat d'Alice, propri&eacute;t&eacute; de Telecom Italia, la maison-m&egrave;re de Free a mis en place un cr&eacute;dit syndiqu&eacute; d'un milliard d'euros qui devrait &ecirc;tre boucl&eacute; d'ici la mi-juillet. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>