Ericsson déçoit malgré un profit moins mauvais que prévu

mardi 22 juillet 2008 12h03
 

STOCKHOLM (Reuters) - L'équipementier télécoms Ericsson fait état d'un résultat en baisse moins forte que prévu au deuxième trimestre malgré de lourdes charges de restructuration.

Le bénéfice d'exploitation s'est établi à 4,7 milliards de couronnes suédoises (500 millions d'euros) au deuxième trimestre hors charges de restructuration. Le marché attendait 4,3 milliards. Le bénéfice d'exploitation s'était élevé à 9,3 milliards de couronnes au deuxième trimestre 2007.

En Bourse, Ericsson perdait 8,39% à 68,80 couronnes tandis que l'indice des technologiques européennes perdait 2,58%.

Le groupe suédois, qui a annoncé cette année un plan de réduction de ses coûts de quatre milliards de couronnes, a annoncé que ses coûts de restructuration s'étaient élevés à 1,8 milliard de couronnes au deuxième trimestre, soit près de quatre fois le montant attendu de 502 millions.

Dans les réseaux, où Ericsson réalise l'essentiel de son chiffre d'affaires, les marges sont restées sous pression en raison d'une proportion élevée de déploiement de nouveaux réseaux dans les marchés émergents, dont l'Inde.

La marge d'exploitation dans les réseaux, à 10%, est certes en légère hausse par rapport aux 9% du premier trimestre mais en baisse par rapport aux 19% du deuxième trimestre 2007.

Une proportion élevée de nouveaux réseaux, par opposition à l'activité plus lucrative de développer ou d'améliorer les réseaux existants, avait été donnée comme la principale raison de la chute des résultats l'an dernier au troisième trimestre, ce qui avait débouché sur une dégringolade du cours de Bourse d'Ericsson.

Le numéro un mondial pour les infrastructures de réseau a réaffirmé que les perspectives étaient plutôt stables pour les infrastructures mobiles cette année.

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<p>Carl-Henric Svanberg, patron d'Ericsson. L'&eacute;quipementier t&eacute;l&eacute;coms fait &eacute;tat de r&eacute;sultats sup&eacute;rieurs aux attentes au deuxi&egrave;me trimestre, avec un b&eacute;n&eacute;fice d'exploitation de 4,7 milliards de couronnes su&eacute;doises (environ 420 millions d'euros) hors charges de restructuration, alors que le march&eacute; attendait 4,3 milliards. /Photo prise le 1er f&eacute;vrier 2008/REUTERS/Scanpix/Jessica Gow</p>