La CE veut un accord en 2009 sur la libéralisation des télécoms

mercredi 19 mars 2008 16h28
 

par Yves Clarisse

BRUXELLES (Reuters) - L'Union européenne doit parvenir dès 2009 à un accord sur la libéralisation des télécommunications pour le développement du haut débit, vital pour sa prospérité, a estimé la Commission européenne.

La commissaire européenne aux Télécommunications, Viviane Reding, a présenté lors d'une conférence de presse son rapport 2007 sur le marché unique des communications électroniques, un texte qui comporte de bonnes et de mauvaises nouvelles.

"Là où la concurrence fonctionne, le marché fonctionne", a-t-elle déclaré en résumant ce document de 320 pages.

Ainsi, quatre pays européens - Danemark, Finlande, Pays-Bas et Suède - occupent les premières places mondiales en matière de haut débit avec un taux de pénétration de plus de 30% fin 2007.

La France, le Royaume-Uni, la Belgique et le Luxembourg les suivent de près et dépassent eux aussi les performances des Etats-Unis, où le taux de pénétration de cette technologie indispensable à la transmission rapide de données est de 22,1%.

Le marché se développe rapidement: 19 millions de lignes à haut débit ont été ouvertes dans l'UE en 2007 et le chiffre d'affaires de ce secteur a représenté 62 milliards d'euros, sur un total de 300 milliards d'euros pour les télécommunications.

Mais des goulets d'étranglements demeurent.

Les opérateurs historiques détiennent en moyenne plus de 46% des lignes à haut débit et, selon les chiffres du rapport, il y a un lien direct entre ouverture à la concurrence et taux de pénétration de cette technologie dans les Etats membres.   Suite...

 
<p>La Commission europ&eacute;enne estime que l'Union europ&eacute;enne doit parvenir d&egrave;s 2009 &agrave; un accord sur la lib&eacute;ralisation des t&eacute;l&eacute;communications pour favoriser la concurrence dans la t&eacute;l&eacute;phonie mobile et acc&eacute;lerer le d&eacute;veloppement du haut d&eacute;bit, vital pour sa prosp&eacute;rit&eacute;. /Photo d'archives/REUTERS/Ferran Paredes</p>