La crise financière, nouveau coup dur pour la téléphonie mobile

jeudi 18 septembre 2008 15h26
 

par Tarmo Virki

HELSINKI (Reuters) - Les fabricants de téléphones portables et les opérateurs télécoms risquent de perdre plusieurs milliers de leurs clients les plus rentables à la suite des secousses que la crise du crédit provoque dans le secteur bancaire.

Les analystes soulignent que RIM, le constructeur du Blackberry, est le groupe dont la destinée est la plus liée à celle de Wall Street.

Dans le pire des scénarios agité cette semaine par le gouverneur de New York David Paterson, 40.000 personnes perdraient leur travail dans le sillage de la faillite du groupe Lehman et des profondes difficultés que connaissent d'autres grands noms du secteur financier.

"RIM semble probablement le plus exposé à tout risque de baisse de ce segment", commente Neil Mawston, analyste chez Strategy Analytics. Selon lui, Palm, HTC et HP risquent de ne pas être épargnés eux non plus.

Les fabricants de combinés sont déjà engagés dans une course farouche aux parts de marché alors que la demande ralentit aux États-Unis et en Europe, conséquence de la dégradation des perspectives économiques.

SUBVENTIONS A LA RESCOUSSE

Les opérateurs ont commencé à réagir en modifiant leur politique de subventions et en déplaçant celles-ci vers les modèles haut-de-gamme, espérant ainsi capter les clients qui ne se contentent pas de téléphoner mais qui dépensent le plus en surfant aussi sur internet et en consultant régulièrement leurs e-mails.

"En Amérique du Nord, ils ciblent maintenant tout particulièrement les combinés permettant d'accéder à beaucoup de données", constate Carolina Milanesi, analyste chez Gartner.   Suite...

 
<p>Jim Balsillie, co-directeur g&eacute;n&eacute;ral de Research In Motion (RIM), fabricant du Blackberry Bold. Selon les analystes, les fabricants de t&eacute;l&eacute;phones portables et les op&eacute;rateurs t&eacute;l&eacute;coms risquent de perdre plusieurs milliers de leurs clients les plus rentables &agrave; la suite des secousses que la crise du cr&eacute;dit provoque dans le secteur bancaire." /Photo prise le 18 septembre 2008/REUTERS/Punit Paranjpe</p>