Berlin éreinte Nokia concernant la fermeture d'une usine

vendredi 18 janvier 2008 12h43
 

BERLIN (Reuters) - Le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück a déclaré que la décision de Nokia de fermer une usine en Allemagne pour la délocaliser en Roumanie était un exemple de "capitalisme de caravane" et que le groupe finlandais mettait ainsi en danger sa réputation.

Nokia, premier fabricant mondial de téléphones portables, a annoncé mardi la fermeture de son usine de Bochum, qui n'est pas selon lui compétitive, pour en transférer la production en Roumanie.

"C'est la manifestation d'un capitalisme de caravane qui sape systématiquement les fondements de ce système économique et social", a déclaré Steinbrück à la radio allemande. "Les gens perdent confiance et c'est extrêmement dangereux".

Le ministre a jugé peu probable que le groupe finlandais revienne sur sa décision de fermer le site situé dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dans la région de la Ruhr.

"Je pense que nous ne devons pas susciter de faux espoirs mais je peux comprendre le scandale", a-t-il expliqué.

Certains hommes politiques allemands ont jugé que Nokia devait rembourser les subventions reçues sur place.

Interrogé sur ce point, Steinbrück a déclaré que les autorités de Rhénanie-du-Nord-Westphalie pourraient éventuellement être en droit de demander des réparations liées au fait de savoir si Nokia avait bien rempli les conditions liées aux subventions.

Par la suite, un porte-parole du gouvernement allemand a dit que des discussions s'imposaient avec Nokia.

Sylvia Westall et Iain Rogers, version française Stanislas Dembinski

 
<p>L'usine Nokia de Bochum, en Allemagne. Le ministre allemand des Finances Peer Steinbr&uuml;ck estime que la d&eacute;cision du fabricant finlandais de fermer son usine pour la d&eacute;localiser en Roumanie est un exemple de "capitalisme de caravane", mettant en danger la r&eacute;putation de Nokia. /Photo prise le 18 janvier 2008/REUTERS/Ina Fassbender</p>