Feu vert ministériel européen au concurrent du GPS

lundi 7 avril 2008 20h41
 

LUXEMBOURG (Reuters) - Les ministres des Transports de l'Union européenne (UE) ont donné lundi leur feu vert définitif au projet de réseau de satellites européen censé concurrencer le Global Positioning System (GPS) américain.

"Nous avons envoyé aujourd'hui un signal clair à l'Europe et au monde entier: nous restons fermement engagés envers un service de navigation par satellite de grande qualité d'ici 2013", a déclaré le ministre des Transports slovène Radovan Zerjav, dont le pays occupe actuellement la présidence de l'UE.

Les ministres ont levé le dernier obstacle au projet en donnant au Parlement européen un droit de regard plus étendu sur sa gestion, ce qui va permettre de lancer un nouvel appel d'offres.

Le contrôle politique du réseau, qui disposera d'un budget de 3,4 milliards d'euros, sera dans les mains des 27 Etats membres et du Parlement, avec l'aide d'un organisme non officiel baptisé GIP (Galileo Interinstitutional Panel).

La Commission européenne s'opposait à ce que le Parlement voit ses prérogatives élargies dans Galileo.

Grâce à l'accord intervenu entre les ministres, l'Agence spatiale européenne pourra lancer un appel d'offres pour des contrats qu'elle espère clore d'ici la fin de 2009.

Les membres du consortium d'origine chargé de bâtir Galileo, qui s'est désisté cette année après des querelles intestines et surtout en raison de gros soucis sur la rentabilité du projet, répondront sans doute à l'appel d'offres.

Il s'agit d'EADS, Thales, Alcatel-Lucent, Inmarsat, Finmeccanica, les espagnols Aena et Hispasat et un groupe allemand comprenant Deutsche Telekom.

Darren Ennis, version française Wilfrid Exbrayat