17 janvier 2008 / 06:36 / il y a 10 ans

Pas de fonds européens pour la délocalisation de Nokia

<p>L'usine Nokia de Bochum. Le pr&eacute;sident de la Commission europ&eacute;enne, Jos&eacute;-Manuel Barroso, a assur&eacute; mercredi qu'aucun fonds europ&eacute;en n'avait &eacute;t&eacute; utilis&eacute; pour favoriser la d&eacute;localisation vers la Roumanie des activit&eacute;s de l'usine allemande du fabricant finlandais. /Photo prise le 15 janvier 2008Ina Fassbender</p>

STRASBOURG (Reuters) - Le président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso, a assuré mercredi qu'aucun fonds européen n'avait été utilisé pour favoriser la délocalisation vers la Roumanie des activités d'une usine allemande de Nokia.

"Aucun financement du Fonds européen de développement n'est impliqué dans cette délocalisation", a-t-il dit en réponse à une interpellation du président du groupe socialiste au parlement européen, l'Allemand Martin Schulz.

Le numéro un mondial des combinés mobiles a annoncé mardi son intention de fermer d'ici six mois son usine de Bochum (Rhénanie du nord-Westphalie, nord-ouest de l'Allemagne), ce qui pourrait entraîner la suppression de 2.300 emplois.

Tout en jugeant inacceptable le fait que des fonds européens puissent financer une délocalisation d'entreprise à l'intérieur de l'UE, ce qui serait "de la concurrence déloyale", le président de la Commission a relativisé le problème.

"Il est vrai que l'Union européenne, par le biais du programme Phare (l'un des programmes d'aide de préadhésion), a financé un parc industriel en Roumanie dans lequel plusieurs entreprises investissent à l'heure actuelle", a-t-il reconnu.

"Mais il faut établir une distinction entre délocalisation à l'extérieur de l'Union européenne et délocalisation en Europe. Si les investissements vont de Finlande en Allemagne, ils peuvent également aller d'Allemagne en Roumanie, soyons honnêtes", a-t-il poursuivi.

"Il faut que tous les dirigeants aient le courage d'expliquer les avantages de l'élargissement", a-t-il conclu en rappelant que l'Allemagne était actuellement le premier exportateur de l'UE vers les nouveaux Etats membres.

Gilbert Reilhac

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