Best Buy prévoit d'acheter Napster pour 121 millions de dollars

lundi 15 septembre 2008 19h13
 

NEW YORK (Reuters) - La chaîne de magasins de disques Best Buy projette d'acquérir le prestataire de services de musique numérique Napster pour 121 millions de dollars en cash afin de concurrencer le kiosque iTunes d'Apple.

Best Buy et Napster ne sont pas à ce jour en mesure de défier Apple, qui détient plus de 70% du marché américain de la musique en ligne, et tablent donc sur une fusion.

Best Buy a indiqué lundi être prêt à payer 2,65 dollars par action Napster, soit près du double du cours de clôture de vendredi. Le titre Napster a bondi de 86% lors des premiers échanges de lundi, pour atteindre 2,52 dollars, s'alignant sur le prix offert.

En 2006, Best Buy s'était allié avec RealNetworks et SanDisk afin de créer un service commercial de musique en ligne.

La start-up Napster originelle avait été un précurseur dans la diffusion de musique par internet à la fin des années 1990 avec un service gratuit de partage de fichiers, mais celui-ci avait été fermé après une offensive judiciaire de l'industrie du disque.

La marque Napster avait été rachetée pour devenir un service légal d'achat en ligne.

En achetant Napster, Best Buy espère toucher une nouvelle clientèle. La transaction inclut les quelque 700.000 clients de Napster et son service client sur internet.

"Le moment est tout à fait bien choisi pour Napster pour s'élever dans ce marché par une alliance avec un partenaire aussi puissant", a déclaré à Reuters le directeur général de Napster, Chris Gorog.

Best Buy prévoit de conclure la vente au quatrième trimestre et de conserver le nom Napster, dont les 140 salariés seront maintenus dans leurs locaux à Los Angeles.

Yinka Adegoke, version française Gregory Schwartz

 
<p>La cha&icirc;ne de magasins de disques Best Buy projette d'acqu&eacute;rir le prestataire de services de musique num&eacute;rique Napster pour 121 millions de dollars en cash afin de concurrencer le kiosque iTunes d'Apple. /Photo d'archives/REUTERS/Jeff Christensen</p>