La Russie achète un des ordinateurs les plus puissants au monde

jeudi 24 janvier 2008 19h07
 

MOSCOU (Reuters) - L'université d'État de Moscou a acheté l'un des ordinateurs les plus puissants au monde, a annoncé jeudi son fabricant IBM.

Vendu près de cinq millions de dollars (3,4 millions d'euros), le supercalculateur, de la gamme Blue Gene, est capable d'effectuer 27.800 milliards d'opérations par seconde pour des tâches relevant de la recherche en nanotechnologie, en modélisation ou autres applications scientifiques, a déclaré un porte-parole du groupe.

"Cet accord avec IBM ouvre une nouvelle ère pour le calcul informatique en Russie", se réjouit Viktor Sadovnichiy, recteur de l'université, dans un communiqué.

Le supercalculateur Blue Gene le plus puissant au monde appartient au Département américain de l'Énergie et est utilisé par le laboratoire national Lawrence Livermore pour modéliser le vieillissement des stocks d'armes nucléaires américaines et prévenir les éventuels problèmes.

IBM a déclaré que l'ordinateur acheté par l'université moscovite était l'un des cinquante plus puissants au monde, que les autorités américaines avait donné leur accord pour la licence d'exportation et que la machine serait utilisée "à des fins purement de recherche scientifique". Il devrait être opérationnel d'ici le mois d'avril.

Le supercalculateur, qui se présente sous forme de deux armoires grosses comme des réfrigérateurs, "travaille" 2.600 fois plus vite que le plus puissant des PC domestiques.

Le Blue Gene acheté par le gouvernement américain est presque 20 fois plus performant que celui acheté par Moscou.

Michael Stott, version française Patrice Mancino

 
<p>L'universit&eacute; d'&Eacute;tat de Moscou a achet&eacute; l'un des ordinateurs les plus puissants au monde, fabriqu&eacute; par IBM. Vendu pr&egrave;s de cinq millions de dollars (3,4 millions d'euros), le supercalculateur, de la gamme Blue Gene, est capable d'effectuer 27.800 milliards d'op&eacute;rations par seconde pour des t&acirc;ches relevant de la recherche en nanotechnologie, en mod&eacute;lisation ou autres applications scientifiques. /Photo d'archives/REUTERS/Rick Wilking</p>