Sharp vise le marché chinois de la téléphonie mobile

vendredi 14 mars 2008 11h43
 

par Aiko Hayashi

TOKYO (Reuters) - Sharp veut profiter des Jeux olympiques pour imposer ses téléphones mobiles haut de gamme sur le marché chinois, une zone à forte croissance désertée par ses concurrents japonais.

En s'installant en Chine, Sharp sera la seule entreprise japonaise à s'attaquer au le marché chinois après le retrait ce mois-ci de Kyocera Corp, découragé par la compétitivité des téléphones fabriqués par Nokia et Samsung Electronics Co Ltd.

Selon Soichiro Monji, directeur stratégique à Daiwa SB Investment, le seul moyen de survivre pour les compagnies japonaises du secteur est soit de tenter de se développer sur les marchés étrangers, soit de se concentrer sur leur marché domestique.

"Sharp fait un pas dans la bonne direction, mais la question de leur réussite reste posée", estime-t-il.

"Nous devrons observer la manière dont la compagnie va se comporter en Chine. Aucun fabriquant japonais, à l'exception de Sony, n'est parvenu à s'imposer à l'étranger", a ajouté Soichiro Monji.

Au quatrième trimestre 2007, le marché chinois de la téléphonie mobile était dominé par Nokia, suivi de Samsung et Motorola. Selon les données d'Analysis International, ces trois entreprises se partagent 60% du marché.

"Un nombre croissant de consommateurs veulent s'équiper en téléphones sophistiqués, tels que ceux dotés de caméras à la définition proche des vraies caméra numériques, même s'ils sont chers", a déclaré vendredi Miyuki Nakayama, porte-parole de Sharp.

"Les gens veulent de beaux écrans, surtout pour les Jeux olympiques", a-t-elle dit, avant de préciser que les ventes démarreraient au mois de juin.   Suite...

 
<p>Un prototype de t&eacute;l&eacute;phone fabriqu&eacute; par Sharp. Le groupe d'&eacute;lectronique japonais veut profiter des Jeux olympiques pour imposer ses mobiles haut de gamme sur le march&eacute; chinois, une zone &agrave; forte croissance d&eacute;sert&eacute;e par ses concurrents nippons. /Photo d'archives/REUTERS/Issei Kato</p>