Départ surprise du directeur général d'ABB, l'action chute

mercredi 13 février 2008 12h47
 

ZURICH (Reuters) - Le groupe d'électro-technique ABB a secoué les marchés mercredi en annonçant le départ inattendu de son directeur général Fred Kindle "en raison de différences irréconciliables".

L'incompréhension règne parmi les analystes, pour qui Fred Kindle symbolisait le rétablissement du groupe helvético-suédois.

"Nous pensons que c'est un très mauvais timing de voir le capitaine quitter le navire à un moment aussi crucial", déplore Panagiotis Spiliopoulos, analyste à la banque Vontobel.

Les marchés partagent cet avis. A la mi-journée, le titre d'ABB chute de 10,13% à 24,66 francs pendant que l'indice des valeurs vedettes cède 0,21%.

Les rumeurs vont bon train sur les marchés, surtout que le président du conseil d'administration Hubertus von Grünberg et le directeur général par intérim Michel Demaré, également responsable des finances, ont balayé toute spéculation au sujet de la stratégie ou de la direction.

"Nous sommes toujours à la recherche de croissance organique et externe mais nous appliquerons une approche disciplinée", a expliqué le président lors d'une téléconférence. Les objectifs et orientations ont également été confirmés à cette occasion.

Il pourrait s'agir d'un conflit de personnalités avec von Grünberg qui est entré en fonction début mai 2007, avance l'analyste de Vontobel. Fred Kindle avait rejoint l'entreprise en septembre 2004 avant d'en assurer la direction au début 2005.

DES CHIFFRES QUI PASSENT AU SECOND PLAN

D'autres voix évoquent des divergences au sujet d'un rachat d'actions, l'ex-patron ayant répété à plusieurs reprises qu'il n'envisageait pas de grosses acquisitions alors que les liquidités disponibles du groupe avoisinent les dix milliards de dollars.   Suite...