Sommet TMT: la valorisation des sites sociaux inquiète

jeudi 22 mai 2008 18h02
 

par Claude Chendjou

PARIS (Reuters) - Les valorisations revendiquées par certains réseaux sociaux sur la base du nombre d'abonnés sont jugées peu crédibles par des analystes, qui redoutent un effet de mode, voire de bulle financière, dont l'internet est coutumier.

Joe Robinson, directeur général du site social Asmallworld (ASW), réservé à une "élite", fait valoir que la valeur unitaire de ses membres est nettement supérieure à celle du désormais classique Facebook, en raison de leur fort pouvoir d'achat.

"Nous pensons que chacun de nos membres vaut plus de 300 dollars", la valeur estimée d'un membre de Facebook, a-t-il déclaré lors du sommet Technologie, médias et télécoms (TMT) organisé cette semaine par Reuters à Paris.

En octobre dernier, Microsoft avait pris une part minoritaire dans Facebook pour 240 millions de dollars, valorisant ainsi le site de socialisation à 15 milliards de dollars, sur la base de ses membres.

ASW fondé en 2004 par le banquier d'investissement suédois Erik Wachtmeister compte environ 260.000 membres parmi lesquels Paris Hilton, Naomi Campbell, Quentin Tarantino, Gad Elmaleh, le prince Emmanuel-Philibert de Savoie ou encore le co-fondateur de Microsoft, Paul Allen.

VALORISATION DE 300 MILLIONS DE DOLLARS EN 2011

Avec une valorisation de 300 dollars par membre, ASW vaudrait déjà 78 millions de dollars, alors que le site de socialisation n'a réalisé en 2007 qu'un chiffre d'affaires de trois millions de dollars.

"Nous voulons conquérir un million d'utilisateurs d'ici trois ans et pensons être rentables et 'cash positive' au premier trimestre 2009", a cependant assuré Joe Robinson.   Suite...

 
<p>Le fondateur d'aSmallWorld, Erik Wachtmeister, lors du sommet TMT (Techonologies, m&eacute;dias et t&eacute;l&eacute;coms) organis&eacute; &agrave; Paris par Reuters. Les valorisations revendiqu&eacute;es par certains r&eacute;seaux sociaux, comme aSmallWorld, sur la base du nombre d'abonn&eacute;s sont jug&eacute;es peu cr&eacute;dibles par des analystes, qui redoutent un effet de mode, voire de bulle financi&egrave;re, dont l'internet est coutumier. /Photo prise le 19 mai 2008/REUTERS/Mal Langsdon</p>